Chapitre 11

Chapitre 11

Voilà la suite =)


J'ai mis plus de temps que prévu pour la poster, mais je n'avais pas vraiment le temps en ce moment. Sorry.

Bon, chapitre sans doute moins "intense" que le dernier, mais c'est un POV Bill (et j'ai un mal fou à les écrire, je sais pas pourquoi :S) et on apprend un peu plus de chose sur son passé et sur celui de Tom ^^

Alors enjoy et encore merci pour tout vos commentaires =)

Bisous<33
Lucy**


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POV Bill

Je pousse le battant de la porte de ma chambre. La petite statuette dans la main. Je revois encore ses yeux quand il me l'a donné. Et cette pensée me fait sourire.

Je m'affale dans mon fauteuil. Moelleux et éclairé par la lueur de la fenêtre. Je me sens dans un état second. Et pourtant j'ai bien dormi. Avec lui à côté de moi. Et dire que au réveil, je ne m'en souvenais même pas. Il a vraiment dû me prendre pour un imbécile.

Je tourne la poupée russe dans ma main, observant les motifs délicatement peints. Ses couleurs vives. Sa surface vernie. Un si petit objet. Qui a pris une telle importance pour lui. Pour moi. Non, pour nous.

Je savais qu'il reparlerait de cette soirée. J'attendais ce moment autant que je le craignais. Malgré la compassion qu'il avait exprimé ce soir là, j'avais toujours un doute. Les doutes. Ces foutus doutes qui ont faillis donner à notre silence un caractère définitif.

Mais Tom a réussi à le briser . Avec des mots. Mais pas seulement. Avec sa tendresse. Sa délicatesse. Son désarroi aussi. Toutes ses expressions qui se sont succédés sur son visage hier soir. C'est tout cela qui m'a convaincu.

Je sais qu'il se soucie de moi. Vraiment. Et rien que cette affirmation me rend heureux.

[...]

10H30

Je suis encore allongé sur mon lit. Repensant inlassablement aux événements de ce matin.

Après m'avoir donner mon cadeau, Tom avait commencé à faire ses bagages. Il allait rester quelques jours supplémentaires dans sa famille. J'avais préféré m'éclipser.

Pour l'instant, mon sac de voyage en cuir gît sur le sol. Un repas de Noël en famille m'attend, moi aussi. Mais je ne suis pas aussi enthousiaste que lui. J'appréhende ses retrouvailles. Nerveusement, je glisse dans mon sac quelques pulls et quelques T-shirt.

Je tombe alors sur le jean qu'il m'a offert. Je l'adore. Parce qu'il me va bien. Mais pas seulement.
Bref. Je pars pour 3 jours en immersion complète dans le cocon familial. Je vais donc en avoir besoin.

Un rapide coup d'½il à mon réveil... Je dois être chez mes parents à 12H00. Je suis déjà en retard.

[...]

11H00

Voilà. Mes affaires sont prêtes. J'attrape mon manteau et une écharpe qui traînait sur le dossier de ma chaise.
Bien, il ne me reste plus qu'à dire au revoir à tout le monde. Tom en dernier.

[...]

Les embrassades avec Lucas et Chloé sont faites. Ils partent ensemble, leurs parents habitent dans le même village. J'entends la porte claquer, et puis plus rien. Il faut que je me dépêche : je devrais déjà être sur la route.

Je frappe à la porte de sa chambre. « Tom ? »

« Entre Bill ». J'avance dans la pièce et je l'aperçois, tentant de faire rentrer un dernier pull dans sa valise.

Il est dos à moi et porte la magnifique veste noire que nous lui avons offerte pour Noël. Il l'avait déjà repéré et j'avoue qu'il à du goût. Presque autant que moi.

« Lucas et Chloé sont déjà partis ? ». D'un mouvement brusque, il se retourne. Et devant sa tenue je ne peux m'empêcher de hausser un sourcil perplexe. Il porte un pantalon noir assez serré avec une chemise grise. Une ceinture en cuir. Et une cravate noire et grise fantaisie, qui pend négligemment autour de son cou. Je suis impressionné.

En voyant mon air étonné, il sourit avec tendresse. « Je peux faire des efforts moi aussi, de temps en temps ». « Je vois ça ». Un léger silence s'installe.

Tom me regarde alors intensément et son visage reprend un air sérieux. Il marque une légère hésitation avant d'ajouter en se mordillant la lèvre « Et...et tu aimes...ce que tu vois ? »

A ses paroles, je sens mes joues prendre une délicate couleur rosée. J'ai peur de ne pas bien comprendre. « Euh...oui j'aime beaucoup ta chemise ! ». Mes joues sont à présent en feu. Suis-je à ce point prévisible ?

Amusé par ma gêne, Tom n'insiste pas et hisse son sac sur son épaule. Il s'avance alors vers moi. « Passe de bonnes fêtes ! ». Il me fait un petit sourire désolé avant de conclure. « Ne t'inquiète pas, ces 3 jours passeront plus vite que tu ne le crois...et puis on s'appelle hein ? ».

Il semble quelque peu paniqué à l'idée que je refuse. Idiot. « Bien sûr ». Je lui adresse un sourire encourageant avant de déposer un rapide baiser sur sa joue. A son tour de rougir. « Amuse toi bien ! ».

Il doit prendre le train. Ses parents habitent à une heure d'ici environ. J'aurais peut être pût l'accompagner à la gare.

Mais trop tard, il m'adresse déjà un dernier sourire avant de se diriger vers l'entrée. Je peux encore lui proposer mais je ne sais pas si...

Stop Bill, arrête de douter. Tu ne crois pas que toutes ces hésitations ont déjà failli tout gâcher ? Si. Bien sûr que si.

« Attend Tom ! ». La main sur la poignée il se retourne, surpris. « Je peux te déposer à la gare si tu veux. C'est sur mon chemin...et puis, ça ira plus vite que le tram non ? ».

Il accepte rapidement et quelques secondes plus tard, nous dévalons les escaliers.

[...]

Nous sommes arrivés à la gare. Je viens de stationner ma voiture devant le grand bâtiment. Dans quelques instants, il ne sera plus là. Pour 5 jours. Soupir.

Je le regarde du coin de l'½il. Il s'en aperçoit et sourie malicieusement. « Je te choque avec ma nouvelle tenue hein ? ».

Profitant de nos derniers instants de complicité, je réplique : « C'est sûr, surtout si on sait comment tu t'habillais...avant ».

Il ouvre de grands yeux étonnés « Mais comment tu... ». « Mmh...Lucas ? ». Agacé, il tapote le tableau de bord. « Evidemment. Il t'a montré l'album ? ».

Je ne peux réprimer un éclat de rire « En effet. Tu avais un look assez spécial... tu aimais les rappeurs américains à ce point ? »

Il affiche une moue boudeuse. « Ne me parles plus de ces informes baggys ». « Ni de mes horribles casquettes ». Son regard est suppliant. Adorable.

« D'accord. De toute façon, tout le monde passe par sa période...rebelle ». J'éclate de nouveau de rire aux souvenirs de ces fameuses photos.

Lucas me les avait montré en douce un soir où Tom n'était pas là. J'avais feuilleté avec avidité les pages de l'album, remontant le temps et fouillant dans le passé de mon colocataire.

Tom et ses potes autour de son premier scooter. Fier, le torse bombé. Tom lors de sa remise des diplômes, une fille blonde et pulpeuse au bras. Il arborait déjà ce petit regard sexy qui ne le quitterait plus dans les pages suivantes. Tom complètement bourré pour ses 18 ans. Cette fois-ci, deux filles dans les bras. Tom au volant de sa voiture, lunettes de soleil sur le nez et verre de vodka à la main.

Puis peu avant ses 19 ans, les choses avaient commencés à changer. Les filles étaient devenues plus rares sur les photos. Les amis plus présent. Des jeans tout simples et de jolis pulls avaient peu à peu remplacé la panoplie américaine tout droit sortie des clips de 50'cents. Un peu moins d'alcool, et beaucoup plus de musique.

Sa guitare ne le quittait désormais plus. Elle était de toutes les fêtes, de toutes les soirées. Lucas m'avait alors avoué qu'elle était devenue la seule femme de sa vie depuis un peu plus d'un an.

Je n'avais pas été surpris. Le Tom que je connaissais ne ressemblait en rien au Tom des premiers clichés.

Je l'entendais gratter ses cordes tous les soirs. Enchaînant les accords jusque tard dans la nuit. Le bruit sourd du bois résonnant dans l'appartement silencieux.

Sortant de mes pensées, je refocalisai mon attention sur Tom. Il avait ouvert la portière. Et dans mon rétroviseur je le vis sortir son sac du coffre de la voiture.

Il revint ensuite vers le devant de la voiture. Se penchant pour m'adresser un dernier signe de la main. Son souffle chaud traçant un légère trace de buée sur la vitre. Puis il partit vers le hall d'entrée.

Je vis alors ses dreadlocks attachés en masse sur le haut de sa tête, disparaître à travers la foule. Mince. Il allait me manquer. Je crois.

[...]

12H30

Après un peu plus d'une heure de route, je suis arrivé devant mon ancien « chez-moi ».

Pour la plupart d'entre vous, le foyer familial restera à jamais votre point de repère. Un lieu accueillant dans lequel vous pouvez venir vous réfugier à n'importe quel moment. Une bulle confortable loin de la cruauté de l'extérieur.

Pour moi ce n'est pas exactement la même chose. Pourtant mes parents étaient adorables. Je ne manquais ni de tendresse, ni d'affection. Je possédais autant de fringues que mon armoire me le permettait. Et j'avais les derniers gadgets à la mode : MP3, téléphone mobile, ordinateur portable et télé dans ma chambre.

Oui, j'étais le cliché vivant de l'adolescent trop gâté. Et j'assumais. Cette petite vie me convenait parfaitement.

Enfin...jusqu'à mes 18 ans. Lorsque je suis entré à la faculté de Berlin. Section sciences politiques. Là, ma vision des choses a commencé à changer. Je rêvais d'évasion. D'ailleurs. D'un horizon lointain que je ne connaissais pas.

Mon environnement a commencé à m'étouffer. Je ne supportais plus mon village. Encore moins mes parents. Une crise d'adolescence en retard ? Peut être.

Rapidement la situation familiale s'est dégradée. J'avais très vite dégringolé de mon piédestal d'enfant parfait. Et la chute fut dure. Mes parents n'étaient finalement pas si patients. Et plus je prenais conscience de mon caractère capricieux, plus mon désir de partir était grand.

C'est ainsi qu'au début de ma deuxième année à la faculté, je me suis mit à la recherche d'un appartement. Je voulais devenir indépendant, m'éloigner de l'emprise paternelle pour pouvoir enfin grandir.

Je suis alors tombé sur l'annonce de Tom. C'était exactement ce qu'il me fallait. Et dès l'instant où je les ai rencontrés, j'ai sû que c'était là que je voulais passer les prochaines années de ma vie.

J'ai donc commencé à me créer un nouveau « chez moi ». Plus d'assistance de tous les instants, je devais me débrouiller seul. Mais en même temps, je n'avais jamais été aussi entouré.

Car il était là. Il est là. Et j'espère secrètement qu'il le sera toujours.

« Bill, tu es enfin arrivé ! ». Ma mère. Je ne l'ai plus revu depuis mon emménagement. Mais je l'appelle régulièrement. Une sorte de rupture en douceur. Car je sais qu'elle a beaucoup souffert de mon départ précipité. Même si depuis, elle dit l'accepter.

Mon père a été moins tendre. Pour lui, je ne fais que fuir. Sans régler les vrais problèmes. Et je veux lui prouver que si je suis partie, c'est justement pour les régler. Par moi-même.

« Maman ! ». Je la serrai fort contre moi. Mon départ m'a permis de comprendre que la source de mes troubles n'était pas mes parents. Mais moi. Et à présent, j'ai honte de les avoir ainsi accusés de tous mes maux.

En souriant, elle m'annonça que ma cousine était déjà arrivée. July. 1 an de plus que moi. Officiellement, parce qu'en réalité, elle... « Dis moi tatie, cette charmante jeune fille serait t'elle mon cher cousin Bill par hasard ? ».

Oui. Je suis officiellement de retour.

[...]

18H00

« Arrête July ! ». « Non, non je prends la salle de bain avant toi ! ». « Mais j'étais là avant ! ».
« Et alors ? Dans un quart d'heure j'aurais fini, il te restera encore... 1h45 avant le dîner. Tu crois que ce sera possible ? ».

Coincé. Bon sang, ma cousine va me rendre fou. On s'adore pourtant. Mais elle à un caractère tellement... « Et je t'emprunte ton nouveau shampooing à la pomme, ça ta dérange ? ». La porte claque. Ais-je le choix ?

Soupir. Je m'allonge sur le lit. Nous partageons la même chambre. Quand je vous disais qu'elle allait me rendre cinglé. Je tends alors la main vers ma veste, échoué au sol. Mon portable. Tiens 4 appels en absence... Tom

A la vue de ces 3 lettres mes mains deviennent moites. Si peu. Il devait sans doute vouloir s'assurer que j'étais bien arrivé. Il faudra que je le rappelle ce soir. Ou peut être mainten... « Eh la diva, la salle de bain est libre ! T'inquiète il te reste de l'eau chaude ! Et merci pour le shampooing ! »

Voilà July qui débarque dans la chambre, inondant la moquette avec ses longs cheveux mouillés. Ma tranquillité est rompue, je vais devoir reporter mon coup de fil. Nouveau soupir.

[...]

22H30

Nous venons de sortir de table. Le repas s'est passé dans le calme. Mon père n'ayant fait aucune réflexion concernant ma « nouvelle vie ». Je pense que ma mère lui a parlé.

Je suis assis en tailleur sur mon lit. Mon portable dans la main. July parlant avec mes parents dans le salon, j'ai quelques minutes de tranquillité. Bien.

Mais alors que je commence à taper son numéro, mon portable vibre. Un appel. Tom.

Parfaite synchronisation. « Tom ? ». « Bill ? Je suis heureux de t'entendre, je commençais à m'inquiéter ! ». « Oui, je suis désolé. Mais avec le repas, ma cousine... je n'ai pas vraiment eu le temps »

« Mmh...je comprends ». Il semble déçu. Je répond rapidement : « Mais je suis vraiment content de t'avoir au téléphone. Vraiment »

J'entends son rire à travers le combiné « Je te manques à ce point Bill ? » Je sais qu'il plaisante...mais moi je ne plaisante pas. Je ne plaisante plus avec ça. « Possible Tom. Possible » Silence.

Puis, dans un murmure, il me répond « Plus que quatre jours ». Ma voix résonne en écho « Oui. Quatre jours. On va y arriver...? ». Ma voix flanche. Et il le sent. « Oui. Ne t'inquiète pas. On va y arriver. Tous les deux. Ensemble ». Ensemble. Ma nervosité s'atténue quelque peu.

Cherchant à détourner mon attention, il me questionne sur mes retrouvailles avec mes parents. « Pour l'instant, tout se passe bien. Je crois que je me suis inquiété pour rien ». « Tant mieux ».

« Et toi avec ta famille ? Tes frères et s½urs vont bien ? » Car oui, Tom n'est pas fils unique. Il à une s½ur de 12 ans et un frère de 17 ans. En plein crise existentiel selon lui. « Tout va bien. Je suis vraiment heureux de tous les retrouver. Eux aussi, ils me manquent ». Eux aussi. Mon souffle s'accélère.

Mais ce moment parfait est brisé par l'arrivée impromptue de July. Evidemment. Alors qu'elle referme brutalement la porte, je décide de mettre un terme à notre conversation.

« Tom, je dois te laisser. Mes parents ont besoin de moi. Je te rappelle demain d'accord ? ». « Bien sûr. Bonne nuit Bill ». « Bonne nuit »

Je raccroche le sourire aux lèvres. Entendre sa voix m'a rassuré. Oui, je tiendrais le coup. Et je ne vais pas compter les jours. Enfin. Je vais essayer.

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Sam: Oui moi aussi j'aimerais voir ca *rêve*. Pas que j'aime pas sa tenue actuelle (ok un peu quand même) mais bon... avec une autre tenue, il ressemblerais plus à un homme je pense.... =)

Meiko: Changement dans l'air ? Oui sans doute ^^ Mais bon les choses vont doucement, même si on sent qu'il y a eu un tournant dans leur relation !

Chagements-soudains-yaoi: Mercii <3

Winry-th: Merci pour ton commentaire =) Et oui, les "ensembles" ou autres "nous" prennent tout leur sens.
Ils sont deux maintenant. Ils ne seront plus jamais "seul" et cette affirmation vaut aussi bien pour Bill...que pour Tom !

X-ThEfic-Th-X: L'album photo... ca faisait un moment que je voulais le caser dans un chapitre, mais je n'en avais pas encore eu l'occasion, je suis contente de voir que l'idée plait !

Lutti-story-th: Waou merci beaucoup pour ton commentaire <3 J'étais vraiment très heureuse en le lisant, j'espère juste à présent ne pas te décevoir ^_^ Et merci pour la vidéo <3

Music-or-life: Merci ;-)

Th-schaut-die-sterne-an: Mon anchois<333 Merci pour ton commentaire, tu sais très bien à quel point ton avis est important pour moi ^_^ ! Pour la tenue à Tom, c'est un peu un fantasme qui à pris corps dans ma fiction lol ^^ J'aimerais vraiment un jour le voir habillé...classe...enfin avec autre chose qu'un bagguy voilà =) Même si ses bagguys lui vont très bien, j'aimerais juste savoir ce que ca donne... je pense que ca serait pas mal *-*
Et puis, je trouvais que ca collait pas avec mon perso ce type d'habit, tu as parfaitement raison ^^ Et puis ce changement vestimentaire, marque un changement qui à eu lieu dans sa vie...bref j'en dis pas plus, l'idée germe dans ma tête, et je vais spoiler ^^ Bisous<33 Jtadore ^^

Schokolade-Zitrone: Merci pour ton commentaire ^_^ Oui le flirt commence un peu...et je me suis fait violence pour que ca commence lol =) Mais bon c'est encore léger xD

Lieber-th-yaoi: Merci pour tes impressions par message <3 Je suis vraiment contente que ce chapitre t'ai plût !! Oui ils avouent qu'ils se manquent...un premier pas hein? Et puis aussi merci d'avoir écrit un nouveau chapitre de ta fiction...ca fait vraiment plaisir de continuer à te lire =)

Tokio-yaoi: Oui j'y ai passé un peu de temps, mais quand même moins que pour le chapitre 10 xD
En fait j'ai du mal à écrire les POV Bill mais une fois que j'ai trouvé l'idée, ca va tout seul, puisque j'essaie de donner un ton plus "léger" aux POV Bill =) Pour répondre à tes questions, non Tom et Bill ne seront pas frères dans cette fiction...ca aura créer des complications à l'histoire...et puis, je veux que l'histoire se finisse bien, ce qui aurait été plus dur avec un twincest =)

Darkbloodymary: Merci pour ton com ^^ Oui on avance...doucement mais sûrement =)

Th-georg-listing-fic: Merci de continuer de suivre ma fiction et merci pour tes encouragements :-)

Bill-gus-yaoi: Je suis contente de voir que tu continues de lire ma fiction ^^ Merci pour tout tes commentaires =)

Emo-x-tive: Oui je sais un Tom habillé classe, on peut avoir du mal xD Mais j'avoue que c'est quelquechose que j'aimerais voir en vrai, une fois lol ^^ Et pour la fin des vacances...se sauter dessus ? Mhh je pense pas mais bon il y aura le nouvel an... xD

Lumina: Merci ^_^ Oui cette confiance s'instaure petit à petit, c'est une chose assez difficile à obtenir quand on y pense...mais il vont y arriver...il faut qu'ils continuent leur efforts *-*

Je-mappelle-tom: Thanks ^^ Je suis contente de voir que ca en valait la peine...nan mais c'est vrai, que j'ai plus de mal à me mettre à la place de Bill, alors qu'avec Tom, c'est plus facile :-)

GdouteG: Encore merci pour ton commentaire, qui est plutôt une analyse complète de mon chapitre *-*
J'avais un immense sourire collé aux lèvres lorsque je l'ai lu ^_^ J'espère avoir répondu à tes interrogations par MP =) Encore merci !!

B-t-pourquoi-pas: Merci pour votre commentaire les filles =) J'espère ne pas vous décevoir par la suite !!!

# Posté le vendredi 25 janvier 2008 19:31

Modifié le mercredi 31 décembre 2008 06:53

Chapitre 12

Chapitre 12
Coucou ^^

Voilà le nouveau chapitre, avec beaucoup de retard je m'en excuse >.<
J'espère qu'il vous plaira =) Moi j'en suis assez contente, les choses évoluent comme je le souhaite xD


Bisous<33 et encore un énorme merci pour tout vos commentaires !!!
Lucy**
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POV Tom

Nous sommes le 29 décembre. Et du givre commence à se former sur le bord de la vitre. Je m'enfonce un peu plus confortablement dans mon siège, m'éloignant du contact glacial du double vitrage.

Je suis assis dans ce compartiment depuis bientôt une demi-heure. Et dans une vingtaine de minutes, je poserais mon pied sur le quai de la gare. La gare de Berlin.

Les fêtes de Noël à présent terminées, je peux réintégrer mon appartement. Notre appartement.

[...]

11h00

Le vent s'infiltre sous l'abri bus. Et tandis que le froid engourdit mes doigts, je repense aux cinq jours qui se sont écoulés.

Le retour dans mon petit village. Les retrouvailles dans le hall de la gare avec mes parents. Le sourire de ma petite s½ur. Nos après midi passés au coin du feu, à rattraper un peu du temps perdu.

J'ai toujours beaucoup veillé sur elle. D'ailleurs elle me dit souvent qu'il faudrait que je la « lâche » un peu. Je ne suis pas convaincu. A 12 ans, on connaît encore si mal la réalité du monde.

Et puis, il y a eu les portes qui claquent. Après une énième dispute avec mon frère. J'ai de plus en plus de mal à garder mon sang froid face à son attitude désinvolte.

Il a trois ans de moins que moi, et pourtant il me déstabilise complètement. Toujours devoir le recadrer, le surveiller. C'est quelquefois agaçant, mais c'est mon rôle d'aîné.

Je sais que je n'ai pas été un bon modèle pour lui. A l'âge où il se construisait, je n'étais pas là, trop occupé à dériver dans mon coin. Non je n'étais, et je ne suis sans doute pas encore, le frère parfait. Mais j'apprends à le devenir.

Et puis il y avait lui. Bill. Bill et nos conversations téléphoniques. Nous n'avions pas besoin de rester des heures pendus à notre cellulaire. Quelques minutes suffisaient pour nous exprimer. Et surtout pour nous comprendre.

Dès notre deuxième conversation, nous avions décidés d'être honnête l'un envers l'autre. Nos mots étaient précis, nos phrases sans équivoque.

Ces quelques paroles échangés suffisaient à calmer nos angoisses et nous prouvaient que nous n'étions plus seuls. Car l'autre était là. Et c'était la seule chose qui comptait vraiment.

[...]

Après un trajet cahotant dans un bus plus que bondé, j'étais enfin devant mon immeuble. Le soleil du matin reflétait sa douce lumière sur les murs quelques peu grisâtre de notre façade.

Et c'est avec le c½ur léger, que je gravis l'escalier principal, ma course étant quelque peu ralentit par le poids de mon bagage.

Une envie sourde me pris alors au ventre, tandis que ma main moite glissait le long de la rambarde. Je voulais accélérer, pour déjà, être devant notre porte vernie.

La pousser lentement, et l'apercevoir, blottie sur le canapé, en train de regarder un de ces films mélodramatiques qu'il adore. Un pot de glace sur les genoux, ses yeux quelques peu embués en visionnant la scène finale de cette successions de clichés sur l'Amour.

Si seulement tout était aussi simple et aussi beau que dans les films. Ridicule. La réalité est bien plus cruelle. Et il serait peut être temps qu'il s'en rende compte.

Secouant ma tête pour tenter de chasser ses pensées négatives, je gravis les dernières marches, avant d'atteindre mon palier.

Je tourne rapidement la poignée en bronze, avant de m'avancer dans le hall. L'appartement était plongé dans l'obscurité, le silence maître des lieux. Et il n'y avait personne dans le canapé.

[...]

Une heure a passé. Et toujours aucune nouvelle de mes chers colocataires. Pour tromper mon ennui, j'ai déjà déballé ma valise. Commencé à faire une lessive. Et passer l'aspirateur dans ma chambre.

Je suis le dernier à revenir à l'appartement. Et tout en ouvrant en grand la fenêtre de notre salon, afin de laisser l'air frais se propager dans toute la pièce, je me rends compte que j'ai vraiment hâte de les revoir. Ils m'ont manqués. Lui un peu plus que les autres.

[...]

14h00

Un bruit de clé qu'on tourne dans la serrure. Des voix étouffées. Ils sont là. Je m'extirpe difficilement du fauteuil dans lequel je somnolais en attendant leur retour.

Un de mes livres préférés glisse sur mes genoux avant de tomber sur le parquet. Bruit sourd. Quelques rayons de soleil, viennent illuminer sa couverture usée et cornée.

J'entend alors des pas se diriger vers la cuisine. Et soudain, je vois Bill apparaître dans l'embrasure de la porte. Un petit air étonné sur le visage. « Tom ? Mais.... tu es rentré plus tôt que prévu ? »

Un peu gêné, je réponds : « Oui. Je crois...je crois que je m'ennuyais de v... ». Sans me laisser le temps de finir ma phrase, il s'approche de moi, et dépose deux grands sacs remplis de provisions à mes pieds.

En observant ses longs doigts fins se détacher des anses, je remarque qu'il a changé de vernis. Abandonnant le noir jais pour un marron chocolat foncé.

Et avant que je ne puisse lui faire une quelconque remarque, il murmura d'un ton malicieux. « Eh bien, tu vas pouvoir nous aider à déballer tout ça ».

Puis il repartit comme il était venu, lançant négligemment au passage, sa veste en cuir noir sur le canapé.

[...]

J'ai finalement rejoint Lucas et Chloé près de l'évier. Un grand nombre de sac en plastiques étaient posés sur le plan de travail.

Et comme pour répondre à ma question silencieuse, Chloé pris la parole d'une voix lasse et fatiguée : « Petit changement de programme. Le réveillon du nouvel an se fera chez nous cette année ».

Elle ne semble pas enchantée par cette perspective, et je la comprends : nous avons moins de 48h pour ranger, épousseter, et nettoyer tout l'appartement, tout en essayant de préparer un buffet digne de ce nom.

Car nous ne seront pas seulement quatre autours de la table. Mais plutôt une trentaine. Et encore il ne s'agit pas d'une liste exhaustive. Après tout, nous sommes entre amis, pas besoin de carton d'invitation pour participer à la fête.

Mais pour la première fois, ce petit système n'arrange en rien notre situation déjà difficile. Je vois Lucas plongé dans un livre de cuisine, fronçant les sourcils, tout en écrivant quelques annotations dans la marge de la page. Et tout en passant une main sur ma nuque engourdit, je me dirige vers Chloé pour l'aider à déballer les sacs.

Essayant de ne pas penser à mes retrouvailles quelque peu...spéciales, avec Bill.

[...]

17h

Chloé m'a enfin accordé une pause. Elle est actuellement en plein dépoussiérage des meubles de la salle à manger tandis que Lucas déplace les bibelots fragiles, tentant de les protéger du manque de délicatesse, de nos futurs invités.

Quant à moi, après avoir fait les vitres, passé l'aspirateur dans toutes les pièces et nettoyé le sol avec la serpillière, je me dirige à présent vers la chambre de Bill.

Un Bill que je n'ai pas revu de toute l'après midi. A peine l'ais-je aperçus dans la cuisine, en train de discuter avec Lucas, alors que je passais le balai dans le hall d'entrée.

A croire qu'il cherchait à me fuir. Et je sens que ce n'est pas qu'une impression.

Je toque doucement contre la porte. « Bill ? C'est moi ». J'entends un léger bruit dans la pièce. « Entre Tom »

Je pousse lentement le battant, avant de frôler la moquette de la plante de mes pieds. Et je le vois, assis devant son bureau, penché sur un livre pour le moins volumineux. Il ne me regarde pas.

« Bill ? ». Je ne comprends plus rien. Il tourne enfin la tête vers moi, mais ses yeux fuient mon regard. Le malaise entre nous est palpable.

Je m'approche alors de lui, sans empressement. Ne souhaitant pas qu'il se renferme sur lui-même une nouvelle fois.

Arrivé à sa hauteur, je m'agenouille au sol, avant de lui prendre la main et de murmurer : « Bill...Bill qu'est ce qui ne va pas ? ».

Je fixe ses prunelles chocolatées sans rougir, essayant de comprendre ce qui ne va pas entre nous. Ce qui ne va plus. Une boule se forme dans ma gorge.

D'un ton morne, il me répond : « Rien Tom. Tout va bien ». Je serre les dents.

Le voir me mentir aussi effrontément me fait du mal. Nous avions promis. Plus de faux semblants. Juste la vérité, et une confiance totale l'un en l'autre.

Je crois que je commence à avoir froid.

Une dernière tentative, alors que je tente de maîtriser les tremblement de ma voix « Tu en es sûr ? ».
« Oui, certain ». Il replonge le regard dans son atlas. Je sens que ma présence le dérange.

Et sans un mot, je quitte la pièce. Il ne cherchera pas à me retenir.

[...]

21h

Je ne suis pas ressortit de ma chambre depuis tout à l'heure. Pas faim. Et surtout, aucune envie de voir mes tentatives pour renouer le contact, échouer lamentablement.

Je suis complètement perdu. Tout allait si bien avant notre séparation. Et même après. Mais depuis que nous sommes de nouveau face à face, de façon réelle et non plus via notre téléphone portable...je ne le reconnais plus.

J'ai beau réfléchir à une parole déplacée que j'aurais pû avoir, à une attitude qui aurait pût lui déplaire, je ne vois pas. Et mon ignorance ne fait qu'accroître cette douleur dans mon ventre.

Je revois ses yeux fuyants, son attitude laissant clairement penser qu'il ne souhaitait pas ma présence à ses cotés. Tout cela m'a blessé, même si il ne semble pas l'avoir remarqué.

Soudain, j'entends quelqu'un toquer à la porte. Je ne souhaite voir personne à part lui. Je reste donc silencieux.

Je vois alors un petit papier glisser sous la porte, avant d'entendre un corps s'affaisser derrière la cloison de bois.

Bill. J'attrape rapidement le papier. Un esquisse de poupées russes, dessinées au fusain. Et quelques mots écrits de façon maladroite « Je n'oublie pas ».

Un léger sourire se dessine sur mes lèvres. J'ouvre lentement la porte et je vois Bill, assis contre le mur, à ma droite. Ses genoux repliés sous le menton. Ses longs cheveux lisses lui tombant sur le visage. Il semble aussi misérable que moi, à cet instant.

Sans bruit, je m'accroupis à coté de lui, calquant ma position sur la sienne. Le couloir est désert, nos colocataires sont encore dans le salon, devant la télé. Et dans la semi obscurité qui nous enveloppe, je n'ose pas briser le silence.

Je l'entends alors murmurer « Pardon Tom. Je...je me suis mal comporté avec toi ». Il semble vraiment désolé, que puis-je lui répondre ? Sous prétexte de le protéger, dois-je faire comme si rien de tout cela ne s'était passé ?

Non. Bien sûr que non. Je murmure à mon tour : « C'est vrai. Mais je ne comprends pas...pourquoi ? Nous avions promis Bill. Nous avions promis ! » Ma voix prend un ton désespéré. Je ne veux pas qu'il fuit une nouvelle fois. Je veux qu'il m'explique et non plus qu'il me mente.

Je veux que tout redevienne comme avant.

« Tom... j'avais peur. J'étais tout simplement terrifié ». Il semble paniqué. « Je ne veux plus te mentir...mais j'avais tellement peur en te revoyant Tom ». Peur ? « Mais peur de quoi ? »

Avec une certaine difficulté, il poursuit son récit « Je...avec le portable, c'était tellement simple de te parler. Tout était beaucoup plus simple. Je me sentais à l'aise, je pouvais tout te dire. Mais ce n'est pas du tout la même chose...de t'avoir en face de moi, à présent »

Il marque un léger silence avant de continuer. « Je suppose...que j'avais peur que les choses ne soient plus les même, à notre retour. Que la magie ait disparut. Les mots que tu me disais au téléphone... »

Sa voix se brise. « Tu... tu les pensais vraiment ? » Il me fixe alors de ses prunelles sombres, avant d'avancer son visage vers le mien. L'odeur de son parfum me monte à le tête et je ne peux qu'acquiescer .

Ses yeux s'illuminent alors, et il pose délicatement sa tête sur mon épaule. « Merci ».

« Bill...promet-moi...on ne se cache plus rien. Je suis sincère. Je ne veux pas que les choses changent entre nous. Que tu sois à l'autre bout du fil, ou ici, c'est la même chose, d'accord ? »

Pour seule réponse, il attrape ma main et la serre fort dans la sienne. Je passe alors mon bras sur ses frêles épaules, profitant du silence apaisant qui nous entoure.

Oui, tout ne pouvait pas être aussi parfait, dès le début. Laissons les apprendre à se faire confiance.

# Posté le dimanche 17 février 2008 15:45

Modifié le mercredi 31 décembre 2008 06:53

Chapitre 13

Chapitre 13
Coucou =)

Je poste vite, je viens à peine de finir ce chapitre. J'ai changé quelque peu mes plans, le déroulement de l'histoire risque d'être modifié ^^

Bon, je suis plutôt contente de la dernière scène de ce chapitre, écrite en écoutant Cocoon<3 (les groupies de Mark sont pires que celles des TH sisi je vous jure) ou encore Pleymo "Ce monde à l'envers" d'où la phrase...bref vous verrez bien !

J'espère que ca vous plaira, les choses bougent un peu du coté de Bill. Il fallait bien hein, mais ca fait drôle ^^

Et un énorme merci pour tout vos commentaires, je n'ai pas eu le temps de répondre à tout le monde, j'essaierais de le faire pour ce chapitre, mais avec la reprise de la fac, je n'ai plus beaucoup de temps >.<

Bisous<33
Lucy**


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POV Bill

10H

« Oui Tom, j'arrive ». J'enfile maladroitement une écharpe en laine noire autour de mon cou, avant de me diriger vers le hall d'entrée.

Tom se tient nonchalamment appuyé contre la porte en bois sombre, en train de jouer avec un trousseau de clé. Le métal qui s'entrechoque produit un son désagréable pour mes oreilles délicates.

En me voyant arriver, il s'approche d'un pas léger, avant d'agiter le jeu de clés sous mon nez, un sourire amusé aux lèvres. « Ce sont celles de la voiture de Lucas. C'est donc moi qui conduit »

J'hausse un sourcil avant de pousser un petit soupir de résignation. « Bien, bien de toute façon je n'ai pas le choix ». Avec un petit air de triomphe, il pousse alors le battant de la porte, avant de se diriger vers l'ascenseur. Je le suis rapidement, bloquant la porte de la cabine avant qu'elle ne se referme.

« Un joli cadeau de Noël cet ascenseur, n'est ce pas Bill ? ». « Mmh ». Je ne l'écoute pas vraiment, trop concentré sur les chiffres fluorescents qui diminuent au fur et à mesure de notre descente.

En réalité, je pense à notre prochain trajet en voiture. Tom sait très bien que j'ai du mal à me laisser conduire quelque part. Je préfère prendre le volant moi-même, histoire d'avoir le contrôle de mon véhicule... à défaut d'avoir celui de ma vie.

Soupir. J'ai vraiment du mal à lâcher prise, même avec lui. Le tintement qui précède l'ouverture de l'ascenseur me tire de mes réflexions.

Je trottine alors docilement derrière Tom, le regardant faire tourner machinalement le trousseau de clé autour de son index. Il ouvre finalement la portière se glissant à la place du conducteur alors que je m'assois sur le siège passager, les mains quelque peu moites.

[...]

Nous voilà arrivés devant la pâtisserie, où nous devons aller récupérer le plateau de petits gâteaux que nous avions commandés pour ce soir. Nous sommes déjà le 31 décembre.

Tom a très bien conduit, et j'ai alors pût desserrer mes phalanges qui s'accrochaient désespérément aux bords de mon siège, laissant mon dos se relâcher contre le dossier.

Alors qu'il entre dans le magasin, je décide d'aller flâner devant les quelques magasins de la rue. Je n'ai toujours pas choisi ma tenue pour ce soir, et l'idée de renouveler ma garde robe m'a rapidement traversé l'esprit.

J'aperçois alors dans une vitrine une chemise noire assez fine, mais très bien coupée. Je m'approche, posant mes mains gantées contre la vitre glacée, le souffle chaud de ma respiration créant une légère buée contre la surface vitrée.

Je sens alors une pression sur mon épaule, et je peux voir le reflet de la silhouette de Tom, qui se tient derrière moi. « On y va Bill ? ». « Non, j'ai trouvé une nouvelle chemise, attends-moi deux minutes s'il te plaît ». C'est alors à son tour de soupirer avant de se traîner à ma suite, le plateau de petits fours dans les bras.

[...]

« Alors ? ». Je le fixe d'un air anxieux, bougeant légèrement mes hanches devant la glace. Il se tient devant moi, et affiche un air moqueur. « Elle te va très bien Bill, maintenant il faudrait se dépêcher... euh... le nappage de certains gâteaux va commencer à fondre ».

Je m'engouffre dans la cabine d'essayage, retirant la chemise de soie noire en pestant contre Tom et sa hantise des magasins. Le nappage au chocolat qui va fondre...il aurait pût trouver une meilleure excuse.

« Je suppose que tu as déjà trouvé ta tenue toi ? ». Silence. Je vois. « Euh...oui bien sûr ». Je peux sans peine l'imaginer derrière cette porte, secouant la tête d'un air incrédule, en s'imaginant préparer un jour, ses vêtements à l'avance.

Je tire brusquement sur mon T-shirt gris, laissant mes cheveux à présent en bataille, retomber sur mes épaules. « Et je n'aurais pas l'honneur de te revoir avec ton superbe costume n'est ce pas ? ». Je peux toujours garder un petit espoir. Il était juste genre... parfait, dans cet ensemble.

Il émet un petit rire. « En effet ». Je remonte la fermeture éclair de mon gilet avant de sortir de la cabine, ma future chemise à la main. « Dommage. Il était plutôt pas mal ».

Il fronce les sourcils avant d'esquisser un sourire. Mon visage se détend alors, en voyant apparaitre ses petites fossettes. Je suis heureux de voir que notre complicité est toujours là. Intact malgré ma crise d'angoisse.

Il a sût me rassurer, une fois de plus. Me promettant au contact de sa peau, que les choses ne changeraient plus. Que je pourrais toujours poser ma tête sur son épaule, comme ce soir-là.

Et dans l'obscurité qui nous entourait, j'ai alors pris la décision de le croire. Au fond, je le veux tellement.

[...]

21H00

J'accroche les derniers boutons de ma chemise. Tirant une dernière fois sur le jean brut que m'a offert Tom, finissant de lisser mes longs cheveux teints en noir avant d'appliquer une ultime couche de fard à paupière gris foncé sur mes paupières pâles.

Nos premiers invités ne vont pas tarder à arriver, et je me hâte d'aller rejoindre mes colocataires dans le salon. Un salon métamorphosé par nos soins. Les meubles ont été poussés, un buffet dressé à coté de la cheminée. Et quelques spots multicolores ont été accrochés au mur.

J'aperçois alors Tom et Lucas en pleine discussion. Tom a finalement opté pour un simple pull noir, accompagné d'un jean assez foncé.

Ses dreadlocks sont attachés en une sorte de chignon au sommet de sa tête, laissant sa nuque découverte. Quelques mèches rebelles effleurent son cou, et je peux voir ses muscles se tendre lorsqu'il ouvre la bouche.

Je me dirige rapidement vers eux, laissant le parquet craquer sous les talons de mes santiags. Mais à peine avons-nous le temps de commencer à parler, que le bruit de la sonnette se fait entendre.

La soirée du réveillon 2007 pouvait commencer.

[...]

23h30

Une douce musique au faux air d'électro, résonne dans l'appartement, et les silhouettes de nos invités se croisent et se recroisent dans un ballet incessant.

Je connais à présent presque tous les amis de Lucas et de Chloé, mais je n'ai rencontré que peu de connaissance à Tom.

Tom. J'aperçois son visage fin à travers les lumières vacillantes des spots. La piste de danse commence à se remplir, et il se trouve près du buffet, en train de parler avec un jeune homme aux cheveux blonds.

Je ne veux pas le déranger, et tout en emportant une dernière coupe de champagne, je me dirige vers le balcon de l'appartement, qui se découpe derrière les larges portes vitrées du salon.

J'appuie mes coudes contre la rambarde glacée du balcon en fer forgé. Avant d'extirper un paquet de cigarette à moitié vide, de la poche arrière de mon jean.

J'entends alors des pas se rapprocher, avant de voir deux mains que je connais si bien, s'accrocher à la rambarde. « Une pause clope Bill ? ». « Comme tu le vois ».

Sans un mot je lui présente mon paquet, et il extirpe une cigarette, la serrant entre ses longs doigts légèrement râpeux, avant de la porter à sa bouche.

J'observe alors ses lèvres rosées s'entrouvrirent avant de se refermer sur le petit bâtonnet blanc. Puis il allume son briquet, et le bout de sa cigarette devient incandescent à travers la nuit noire.

« Dire que c'est une des premières fois où je vais finir l'année en étant sobre ». Son rire résonne dans l'air frais mais je perçois comme une certaine mélancolie, à travers ses mots.

« Avant... je finissais par terre, des bouteilles de bières tout autour de moi. Bon sang, j'étais vraiment pitoyable ». Sa voix n'est plus qu'un doux murmure et je dois me pencher pour entendre distinctement ses paroles.

« Et toi, ton dernier réveillon ? ». « Avec des amis, dans une petite ville à coté de Berlin ».

Il me fixe de ses yeux perçants, avant de tapoter sa clope contre le fer forgé, laissant les cendres se répandre sur le sol en béton du balcon. « Et cette année, où sont-ils ? ».

Je tire une bouffé de ma cigarette avant de reprendre la parole. « Au dernières nouvelles, il devaient passer le 31 dans une station de ski, en France ».

« Et pourquoi tu n'es pas avec eux ?». Sa voix est douce et ses mots s'envolent à travers la brume légère qui tombe sur la capitale. « Je ne sais pas. Peut être que je préférais être ici, avec Lucas, Chloé...et toi ».

Je sens mes joues prendre une légère couleur rosée. Pourtant il s'agit de mots anodins. Mais dans l'atmosphère intimiste de cette fin de soirée, ils me semblent prendre une signification toute particulière. Et le pouls de mon c½ur que je sens battre à travers mes artères, ne fait qu'amplifier ce sentiment de malaise.

Je le vois alors sourire, avant de se rapprocher de moi, posant un léger baiser sur mon front. « Je suis heureux de ton choix ».

Puis sans un bruit, il s'éloigne, re-rentrant dans l'appartement, me laissant au bord du vide, les yeux écarquillés et le c½ur à l'envers.

[...]

00H00

Nous sommes en 2008. Une nouvelle année commence et je me fais la promesse silencieuse de poursuivre mon objectif, et de ne jamais revenir sur ma décision.

Je regarde les feux d'artifice éclatant à travers la nuit d'encre, les étincelles retombant dans le ciel, scintillant une dernière fois avant de disparaitre.

J'entends nos invitées s'exclamer derrière moi, et je peux deviner les embrassades et les paroles maladroites échangées. Mais je ne bouge toujours pas, fermant mes yeux pour profiter de ce moment de calme, avant de retrouver l'agitation du réveillon.

Et pour la deuxième fois de la soirée, j'entends la porte vitrée s'ouvrir et se refermer, avant de voir les bras fins de Tom s'appuyer contre la barrière du balcon. « Je savais que je te trouverais là ».

Nous gardons le silence, nous n'avons pas besoin de parler. Notre présence est suffisante pour l'autre. Je sens la chair de poule se former sur mes bras dénudées, et je ne peux réprimer un frisson.

Mais je ne veux pas briser cet instant. Nous sommes là, accoudés côte à côte, partageant le même souffle et le même air, et je profite de l'instant.

« Bonne année Bill ». Je ne peux que me rapprocher de lui, collant mon bras contre le sien pour profiter de la chaleur de son corps. J'ancre alors mes yeux dans ses prunelles sombres, avant de murmurer : « Bonne année Tom ».

Et que rien ne change, car à cet instant, j'ai tout ce que j'ai toujours voulu.
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Yanie: Evolution xD ? J'espère bien, il le faut bien un jour, et je pense que le moment est venu xD Nan, disons qu'on aborde la dernière ligne droite, la dénouement est proche (enfin...vous connaissez ma rapidité lol)

Mon anchois<3: Merci. Merci pour tout xD Je suis contente de voir que c'est cette phrase qui t'a marquée, parce que c'est mon passage préferé dans ce chapitre. Ce tête à tête sur le balcon, depuis le début de ma fiction, je savais qu'il y aurait cette scène, c'est juste que je ne savais pas quand elle arriverait =)
Et je croise les doigts pour toi, j'ai tellement hâte d'être fixée jeudi, même si je ne vais à aucun de leurs concerts, j'espère pour toi. Tellement. J'ai vu des photos, des reviews, il y a des petites choses qui m'ont dérangés, mais si ils chantent en allemand, ca va être génial mon anchois <3. En plus quoi qu'il arrive, in die nacht est en allemand <33

Des-Bill-Ich-Th: Une nouvelle lectrice, merci pour tes commentaires ^^

Chagements-soudains-yaoi: Merci =)

Kelly : Merci beaucoup, je suis contente de voir que les émotions passent à travers l'écran xD ^^

Pat-style: Merci ^_^ J'ai vu que tu lisais les écrits de GdouteG aussi ;-)

Schokolade-Zitrone: Je suis contente de voir que ma fiction te plaît toujours ^^ et pour ma rapidité déconcertante à poster des chapitres, je m'en excuse xD mais bon j'ai jamais été très rapide pour écrire =)

Lieber-th-yaoi: Nan pas de bisou encore, mais comme je te l'ai dit, j'ai hésité *pas tapey* mais bon je me suis dit que c'était encore trop tôt. Mais je pense faire des ellipses temporelles à partir de maintenant, sinon on est pas sortis de l'auberge xDD Je leur laisse encore un peu de temps, même si le décompte à commencé, vu qu'il s'agit de la dernière ligne droite de ma fiction =)

Carpe-diem--x: Oui rapprochement, en effet. Alors comme ca, Bill est un copieur ? xD Bon ben dans ce cas là, il m'a copié aussi xDD

Oublie-moi-483: Thank you very much (on va faire comme les TH hein ?) =)

Th-georg-listing-fic: Hum, la dernière phrase ? Euh...elle n'a pas vraiment de sens caché, c'est juste que Bill est heureux de sa proximité avec Tom, il est heureux de voir que tout s'est arrangé et qu'il est toujours là, à ses cotés =) Et surtout il ne veut plus que cela change =)

Tokio-yaoi: Je suis heureuse d'avoir pût te consoler de ta journée de merde xD Merci ^_^

Lutti-story-th: Oui Bill est encore un peu mystérieux, même si ses réactions restent plus prévisible que celles de Tom. Enfin...disons que c'est plus difficile de garder le mystère avec lui, qu'avec Tom. Tom est tellement compliqué xD En tout cas, merci pour tes compliments <3

X-ThEfic-Th-X: Merci =) Oui, ils finissent l'année ensemble c'est un peu un signe, ils sont entre deux années, mais aussi entre deux sentiments ^^ Un beau symbole en somme!

x-billou-fic-x: Un grand merci =), je vois que tu suis presque toutes mes fiction, j'en suis heureuse ^^

GdouteG: Un énorme merci <3 Ton analyse de mes chapitres m'étonne toujours, tu arrives si bien à lire à travers mes lignes ^^ Thanks.

x-totgeliebt-yaoi: Merci =) Le 13 ton chiffre fétiche ?? xD

2aliki200: Ca me fait plaisir de voir que tu continues à lire ma fiction, ta petite préférée est give me some love? ^^ J'adore l'écrire, mais il me faut un de ces temps xD

Je-mappelle-tom: Merci ^_^ Oui en effet, Tom se fait la belle pour aller retrouver Billou ^^ Qu'est ce qu'on fait pas par am*** (chut trop tôt pour en parler xD)

# Posté le dimanche 02 mars 2008 18:05

Modifié le mercredi 31 décembre 2008 06:54

Chapitre 14

Chapitre 14

Voilà, je viens de le finir =)

Beaucoup de retard je m'en excuse, mais j'ai beaucoup hésité sur la marche à suivre dans ce chapitre. Vous risquez d'être surprises xD

J'espère que ca vous plaira, en tout cas cela répondra à la question ; "Pourquoi Tom à changé de style vestimentaire à 18 ans?". Je pense notamment à Tokio-yaoi qui m'avait demandé si il y avait une raison, et bien oui ^^

Encore un énorme merci pour votre patience et pour vos encouragements.
Bisous<33
Lucy**


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POV Tom

J'écrase un dernier mégot au sol, avant de le pousser dans le vide d'un rapide coup de pied. Le vent me glace et c'est d'une main engourdie que je me saisis de celle de Bill, cherchant à l'entrainer dans le salon.

Mais ses pieds restent ancrés dans le sol en béton. Ses lèvres sont bleuies par le froid et je peux entendre le claquement de ses dents qui s'entrechoquent.

Presque une heure que nous sommes sur ce balcon balayé par la brise. Les lumières de Berlin m'éblouissent et se reflètent sur sa peau diaphane. Le silence est maître des lieux, et je me délecte de sa présence, tout en observant ses yeux sombres papillonner, ses longs cils recourbés battant l'air de cette fin décembre.

« Tom... ». Il se rapproche doucement, avant de poser sa main contre ma joue brûlante. Sa respiration est régulière et je peux sentir son souffle se déposer le long de mon cou.

C'est à mon tour de rester immobile, me contentant de raffermir ma prise sur sa paume, avant de me diriger d'un pas lent vers la porte vitrée. Mon c½ur battant sans doute un peu plus fort.

[...]

Il est maintenant un peu plus de 2h du matin. La plupart de nos invités ont quitté les lieux, emportant avec eux une dernière coupe de champagne.

Je suis actuellement en pleine discussion avec Chloé, mais mon regard est fixé sur le couloir, où je l'ai vu s'engouffrer il ya déjà un bon quart d'heure, avec une jeune fille qu'il m'avait auparavant présenté comme étant sa meilleure amie.

Cherchant à attirer mon attention, Chloé enfonce ses ongles dans la chair de mon bras, et dans un dernier effort, je tente de reprendre le fil de notre conversation.

Mais mes sens sont comme engourdis et je sens mes tempes devenir de plus en plus douloureuses. Je n'ai pourtant rien bu. A peine une coupe pour fêter le passage à la nouvelle année, avant de m'échapper pour aller le rejoindre sur le balcon.

[...]

3h. Et toujours aucune nouvelle de Bill. Nous ne sommes à présent plus qu'une dizaine et nous voilà réunit dans le salon, assis sur le tapis, entre une paire d'escarpin noir, et quelques vestes jetés sans ménagement sur le canapé ou à même le sol.

C'est à ce moment que je l'ai remarqué. A croire que la foule qui se pressait dans notre appartement m'avait caché sa silhouette fine pendant toute la soirée. J'ai d'abord cru à un rêve douloureux. Mes pupilles ne voulaient pas se fixer sur sa peau laiteuse, sur sa bouche rouge passion, ou sur ces cheveux blonds cendrées qui voltigeaient sur ses épaules.

Mon corps était encore dans cette pièce, mais mon esprit engageait déjà une course pour rattraper le passé. Je revoyais ses yeux bleus-verts. Ses doigts délicats qui s'agitaient sur les cordes rêches. Je croyais encore pouvoir entendre son rire résonner dans le creux de mon oreille, vestige d'une époque qui n'était plus, depuis longtemps.

Elle à alors levée les yeux vers moi, avant de sourire. « Tom ? ». Elle lui ressemblait tellement, que je pouvais à peine supporter la brûlure de son regard. Et mon c½ur se serra sans que je puisse le contrôler.
« Alice ».

Lucas a rapidement fait le rapprochement, mais avant qu'il n'ait eu le temps de faire le moindre geste, je m'étais levé et me dirigeait d'un pas incertain vers la cuisine.

Je pensais que j'avais réussi à l'oublié. Le temps avait passé depuis.... un an déjà qu'elle était partie. Peut être qu'Alice saurait.... « Tom ? ». Je me hissais sur notre plan de travail avant de passer une main lasse sur mon visage fatigué. « Je suis désolé je ne savais pas qu'elle.... ».

« Laisse tomber Lucas. C'est tellement vieux tout ca ». Son front se plissa et il posa une main réconfortante sur mon avant-bras. « Ca ira ? ». J'acquiesçais lentement. « Oui. C'est juste que... ».

Il hocha la tête et me donna une accolade chaleureuse avant de quitter la pièce, refermant doucement la porte derrière lui.

J'étais épuisé. Je me dirigeais alors d'un pas lourd, vers ma chambre. Mes pensées se mélangeant furieusement dans mon esprit, alors que je tentais d'oublier les quelques minutes qui venaient de s'écouler.

[...]

Mon sommeil était agité. Je me retournais dans mon lit, ne pouvant fermer les paupières sans apercevoir les traits de son visage. Mes draps s'entouraient autour de mon corps alors que je cherchais désespérément un moyen de me sortir de cette situation.

Je ne pouvais pas oublier cet épisode de ma vie....mais cette page devait être tourné. Je devais mettre un terme définitif à cette histoire.

J'entendis alors un léger coup contre la porte boisée. Je tournais ma tête vers le réveil digital. « 4h30 » s'affichait en beaux chiffres lumineux qui émettaient une lueur rougeâtre à travers l'obscurité de la pièce.

Je m'assis alors sur le rebord de mon lit, frottant mes yeux avant de m'avancer pour aller lui ouvrir. Il n'y avait que Bill pour me réveiller à une heure pareille.

Et malgré mon dos douloureux et mon esprit encore ensommeillé, je ne pus m'empêcher d'esquisser un léger sourire. Il n'allait jamais changer. Le battant de la porte s'ouvrit alors sur son visage fin et sur ses yeux rougis à force de lutter contre un sommeil bienfaiteur.

« Chloé à prêté ma chambre aux derniers rescapés de la soirée, et je ne peux pas dormir. Ils sont beaucoup trop bruyants ». Mon sourire s'étira d'avantage : je pouvais sans peine l'imaginer blotti dans son lit, essayant d'étouffer les grognements de ses compagnons de chambre en remontant sa couette sur ses cheveux ébouriffés.

Son visage se crispa alors dans une moue dédaigneuse. « Ils se sont mit minables, et maintenant ils dorment et ils bavent sur ma moquette ». Je retins un éclat de rire moqueur : il était tellement délicat.

« Viens ». J'ouvris encore plus largement la porte avant d'aller m'étaler sur mon lit. Bill s'approcha alors, son survêtement bleu électrique et son t-shirt blanc délavé venant se coller à moi.

Je fus d'abord un peu surpris, mais mes paupières étaient lourdes et je me sentais déjà retomber dans les bras de Morphée. Mais avant de sombrer totalement, j'eu le temps de sentir la petite main de Bill s'agripper à mon T-shirt, et sa tête se blottir dans mon cou.

[...]

Les lendemains de fête sont toujours douloureux. Et celui-là, plus qu'un autre, ne semblait pas vouloir déroger à la règle.

Lorsque j'ouvris les yeux, la lumière blanche du soleil filtrait à travers les rideaux. J'enfouis alors ma tête dans mon coussin moelleux, pour me rendre compte quelques secondes plus tard que la place à côté de moi était vide. Bill n'était plus là.

Je soupirais légèrement, avant de repousser les couvertures d'un coup de pied. C'est à cet instant que la porte s'ouvrit sur un Bill déjà tout habillé. Je le regardais d'un air hébété, allongé sur le ventre. Il fixa alors quelques instants mon visage, avant de venir s'asseoir à coté de moi.

« Bien dormi ? ». Sa voix est douce. Si différente de la sienne. J'observe ses longs cheveux fins parsemés de mèches blanches, qu'il vient sans doute à peine de lisser. Ses yeux de chats entourés d'un léger trait de khôl. Et je sens son parfum fruité se répandre dans la pièce, alors que je ferme les paupières pour mieux en savourer la fragrance.

Il se maquille tout les jours...elle trouvait cela superficiel. J'ai remarqué qu'il possède une chaîne en argent. La seule qu'elle a jamais porté était celle qui je lui avais offerte. Une chaine qui doit à présent se trouver dans une boite, dans un tiroir de mon bureau.

Etouffé sous une pile de documents, tout comme les sentiments que j'ai pu, un jour, ressentir pour les courbes de son corps.

Je lui réponds à demi-mots. Il me caresse alors lentement les cheveux, ses ongles venant parfois s'emmêler dans une de mes dreadlocks. Le soleil me brûle agréablement le dos, et je profite de cet instant de calme et de sérénité.

Je peux sentir de la tendresse émaner de chacun de ses mouvements. Elle... elle n'arrivait à en exprimer qu'envers sa guitare.

A une époque, j'aurais tout fait pour la garder auprès de moi, quelques instants supplémentaires. La seule chose que je souhaite, à présent, c'est pouvoir profiter de la douceur de ses caresses à lui, quelques années de plus.

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Voila ^_^. Pour la fille je préviens tout de suite, ce n'est pas Alice son ex hein? Si vous pensiez ca relisez le passage où Tom fait sa description. J'ai fait un clin d'oeil aux jumeaux K. en fait =)

Edit: Bon je crois être la seule à m'être comprise dans ce chapitre xD, j'avoue ne pas avoir été très claire, mais vous comprendrez mieux dans le prochain chapitre, mais je vous donne quand même deux indices : cette phrase "Elle lui ressemblait tellement, que je pouvais à peine supporter la brûlure de son regard" et rappellez vous que j'ai fait réference aux jumeaux Kaulitz ^^ Il y a donc un lien spécial entre l'ex de Tom et cette fameuse Alice.... vous avez deviné ? Là je peux pas plus vous aider =)

Encore merci pour tout vos commentaires ^^ Bisous<333


Edit 2: La plupart d'entre vous on deviné, oui l'ex de Tom est bien la jumelle d'Alice ^^, j'espère que cette explication ne vous décevra pas trop ^^. Pour la suite des explications, je vais essayer de faire ca le plus vite possible, mais comme certaines le savent je suis en plein examens mi semestre à la fac, bref je me couche bien tard et je ne suis pas satisfaite de ce que j'écris quand j'arrive à caser un moment pour écrire entre deux révisions... encore merci pour votre patience, et vos commentaires sur mon dernier chapitre =) Bisous<3 Lucy**

# Posté le mardi 11 mars 2008 22:13

Modifié le mercredi 31 décembre 2008 06:54

Chapitre 15

Chapitre 15
Voilà, le chapitre entier =)

Bon mon histoire n'en fait encore qu'à sa tête, les explications pour la fameuse jumelle ne sont pas encore pour tout de suite, parce que j'aime la chute de mon chapitre, et je veux pas rajouter des lignes après xD

Encore un grand merci pour tout vos commentaires <33

Bisous<3
Lucy**


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POV Bill

La courbe de ma lèvre inférieure se reflète dans l'encre noire de mon café. Un reflet rapidement brouillé par l'onde provoqué par le plongeon brutale de ma petite cuillère.

Tom est encore dans la salle de bain, et j'attends, tapant légèrement du pied contre le carrelage encore glacé, qu'il daigne me rejoindre à la cuisine.

Les vestiges de notre soirée remontent lentement au travers de mes muscles engourdis, et je peux encore sentir la saveur de cette coupe de champagne, venir effleurer mon palais.

Ces petites bulles qui éclataient en cascade dans mon verre, alors que je cherchais Tom. Il n'était pas dans le salon, et Lucas m'avait rapidement fait comprendre qu'il ne fallait pas insister, me rassurant tout de même, en m'affirmant qu'il l'avait vu se diriger dans sa chambre quelques minutes auparavant.

La première question qui s'imposa alors à mon esprit quelque peu embrumé par les vapeurs d'alcool et par la chaleur étouffante qui régnait dans la pièce, fut celle-ci : était t'il seul ?

Mais je chassais rapidement cette interrogation d'un geste désinvolte de la main. Tom n'étais plus comme cela depuis longtemps.

Je trouvais cependant étrange qu'il quitte ainsi la fête, mais je ne pouvais rien lui reprocher. Je m'étais moi-même mit en retrait de la soirée pour parler plus tranquillement avec une amie qui avait fait irruption dans notre appartement, peu après minuit.

Elle non plus n'était pas partie en France, et dans un premier temps, je fus ravi de la revoir.

Mais rapidement, en la contemplant dans ce salon, assise à coté d'un meuble rafistolé par Lucas, un dimanche pluvieux, feuilletant un magazine féminin sans nul doute acheté par Chloé, je pris une nouvelle fois conscience des changements qui s'étaient opérés dans ma vie depuis quelques mois.

Et lorsque notre conversation se poursuivit dans ma chambre, les mots qui s'échappaient de ses lèvres entrouvertes me parvinrent avec difficulté. Elle me semblait si décalé sur ce grand lit aux draps froissés.

Non, elle n'appartenait pas à cet univers, dont elle ne cernait sans doute qu'à peine les contours. Elle semblait si éloignée de ce qu'était ma vie, désormais.

Je me mis pourtant à l'écouter d'une oreille attentive énumérer nos souvenirs, mais rien ne changeait. Ce sentiment de distance ne faisait que s'amplifier, et mon c½ur ne pouvait s'empêcher de se serrer douloureusement au rythme de ses paroles.

Je ne voulais pas tirer un trait sur mon passé, sur cette portion de vie sans laquelle je ne serais pas là, assis en tailleur sur mon matelas, ne pensant déjà plus à elle, pour mieux m'imaginer le rejoindre, lui.

En réalité, je les avais perdus pour mieux le garder auprès de moi.

Elle ne remarqua pas mon trouble, et je ne pus m'empêcher d'esquisser un sourire. Elle ne me voyait pas. Peut-être même, ne m'avait t'elle jamais vu.

Il m'avait révélé, et il était à présent le seul avec qui je pouvais me découvrir entièrement. Et le pire fut sans doute que je ne ressentis aucuns regrets, face à cette situation.

[...]

La chaise grinçe et je releve le nez de ma tasse brûlante. Il se tient là, en face de moi, des cernes sous les yeux et ses dreadlocks encore humides retombant sur ses épaules.

Il me fixe d'un air absent, avant de masser d'un geste circulaire ses tempes douloureuses, son nez se plissant tandis qu'il abaisse ses paupières. Devant son air fatigué, je ne peux m'empêcher de le taquiner :
« On a trop fait la fête Tom ? ».

Il releve alors lentement la tête, plongeant son regard dans le mien, avant de murmurer d'une voix rauque :
« Tu devrais plutôt avoir pitié de moi : je n'ai plus de voix et mon mal de tête ne passe pas ».

Il étouffa alors une quinte de toux et mon sourire disparut. Il avait prit froid. Et dans un flash, je réalisais que cela était sans doute dû à notre discussion de la veille.

Une discussion sur un balcon tourmenté par la violente brise nocturne qui s'était abattu sur Berlin.

Je me levai alors pour aller m'accroupir à coté de lui, tandis qu'il buvait une dernière gorgée de caféine, pour tenter de calmer les brûlures de sa gorge traîtresse.

Je pouvais voir les veines de son cou se tendre avant qu'il ne tousse de nouveau, pressant sa main contre sa bouche. Une main gercé et malmené par les cordes de sa guitare, que je pris alors doucement dans la mienne, cherchant à lui communiquer un peu de ma chaleur.

Sa paume était glacée contre ma peau, et je lui intimais rapidement de retourner se coucher. Il secoua d'abord la tête d'un geste négatif, mais devant mon regard inquiet, il consentit finalement à retrouver le confort de ses couvertures.

Et tout en l'observant du coin de l'oeil marcher dans le couloir, je mis une casserole d'eau à chauffer. Une tasse de camomille et une cuillère de miel ne pourrait lui faire que du bien.

[...]

Le parquet grince sous mes pas alors que je tente de faire tenir en équilibre, un plateau sur sa table de chevet.

Tom est déjà roulé en boule sous sa couette, et lorsque machinalement, je pose ma main sur son front moite, je le sens doucement frissonner : il doit commencer à avoir de la fièvre.

Il continue de toussoter et tout en m'agenouillant au sol, je lui tends une tasse dans laquelle infuse encore un petit sachet de camomille.

Il se redresse alors maladroitement sur ses coudes et je ne peux m'empêcher d'être attendrit devant sa petite tête endormie. Même si je culpabilise un peu de l'avoir entrainé dans cette sortie nocturne responsable de son mal-être.

Il était pourtant plus chaudement habillé que moi hier soir. Quel ironie que ce soit lui, à présent, qui soit emmitouflé dans ce grand pull, en train de tirer sur sa couette pour l'enrouler autour de son corps frêle.

Un corps frêle, contre lequel je m'étais blotti toute la nuit.

Les bruits de mes camarades m'avaient empêché de dormir, tout comme la sensation que Tom me cachait quelque chose. Je m'étais alors faufiler dans le couloir, tout en tâchant d'éviter les corps qui jonchaient ma moquette.

Et tout en me dirigeant vers cette porte qui commençait à me devenir familière, je m'étais promis de ne pas repartir avant qu'il ne m'ait expliqué la raison de son malaise.

Car j'avais rapidement compris que malaise il y avait, en surprenant une discussion à voix basse entre Lucas et Chloé, quelques instants après que les derniers invités ne soient allés se coucher.

Et tout en saisissant quelques bribes de conversation, j'avais crû comprendre que Tom avait revu quelqu'un, qui de toute évidence, il ne souhaitait plus voir.

Et même si j'avais ma petite idée sur la question, j'aurais souhaité qu'il m'en parle. Je ne voulais pas qu'une fois de plus, il prenne sur lui-même en s'enfermant dans son mutisme. A présent, j'étais là, tout était différent.

Oui, je crois que je n'étais pas le seul à avoir changé depuis quelques temps. Je sors finalement de mes pensées en entendant Tom murmurer de sa petite voix rocailleuse qu'il a toujours froid.

J'acquiesce alors, tout en me dirigeant vers sa penderie pour lui ramener une couverture supplémentaire, avant de la déposer sur son corps à moitié endormi. Il est allongé et je ne peux plus voir que son visage.

Puis je m'assois à même le parquet, avant de caresser lentement sa joue rougie. Et ses yeux me fixent sans ciller. J'y ancre alors lentement les miens, détaillant sa pupille brune, effleurant du regard ses longs cils, avant d'observer ses paupières s'abaisser lorsqu'il cligne finalement des yeux.

Et alors que j'esquisse un mouvement pour me relever, il me saisit délicatement le poignet, tout en continuant à me fixer. Mais je ne vois plus de malice dans ce regard. Juste un déterminisme à toute épreuve.

Il murmure alors d'une voix tremblante mais néanmoins sûre d'elle : « Reste ».

Puis il se décale doucement vers le fond de son lit. Me laissant la place de m'allonger à ses côtés. Il ne me regarde plus, et ses joues n'ont jamais été aussi pourpres.

Quelques secondes s'écoulent. Je suis toujours assis sur le sol, tentant d'accrocher son regard alors qu'il s'est allongé sur le dos, pour mieux fixer le plafond blanchâtre.

Je n'entends que nos souffles qui se mélangent dans l'air de la pièce. Et mon c½ur qui bat un peu plus fort après chaque seconde qui passe.

Cette situation aurait pût être anodine. Et pourtant, je ne sais déjà plus qui je suis.

________________________________________________

Voilà ^_^

Bref vous faites pas trop de film pour la suite hein xD Promis je vais faire des efforts pour les rapprocher encore d'avantage =)

Et merci à celles qui m'ont souhaité bonne chance pour mes examens <3

Bisous<33
Lucy**


Je refais surface quelques instants avant de me replonger dans mes révisions hum hum. C'est la troisième fois que j'essaie de finir cet édit et à chaque fois j'ai un empêchement alors je profite du week end pour le finir =). Je voulais vous remercier pour vos gentils commentaires, j'essaierais de poster la suite en fin de semaine prochaine, il me reste encore une semaine de partiels donc en ce moment je suis un peu occupée.


Schokolade-Zitrone: Merci, je suis contente de voir que tu apprécies la lenteur de leur relation, c'est vrai que j'ai un peu du mal à accélerer les choses même si des fois il le faudrait ^^.

Tokio-yaoi: Oui, c'est vrai que réussir à prendre du recul sur soi, à prendre conscience de ses erreurs passées, et des changements qui sont nécessaires dans sa vie, sont des choses assez difficiles à réaliser, mais je pense que c'était important que Bill tire un trait sur son passé pour avancer vers quelque chose de nouveau. Et ton deuxième com m'a fait mourir de rire ^^

Lieber-th-yaoi: Nan j'ai pas peur *un peu quand même ?* c'est juste que la finalité de mon histoire sera leur mise en couple. Je ne décrirais pas leur quotidien en tant qu'amoureux. Donc laisse-moi encore 4 chapitres pour finir mon histoire pitié xD. Et je suis d'accord Bill n'a pas de cul =)

x-totgeliebt-yaoi: Oui c'est vrai qu'avec le recul je me rends compte que j'ai coupé au mauvais moment ^^, mais bon le prochain chapitre ne se déroulera pratiquement que dans cette chambre, mon chapitre aurait été trop long, c'est plus facile de le découper comme ca même si c'est vrai que c'est assez sadique U.U

Lutti-story-th et Haute-tense-iOn : Ouais je suis la reine des escargots ^^, la Lenteur et moi on est deux très bonnes potes =) Et pour le bisou, hum je sais pas encore *part en courant* Nan sérieusement, il me reste encore 4 ou 5 chapitres à tout casser, j'ai une idée de la fin, mais j'ai l'impression que cette fin ferait trop clichée donc je sais pas encore. J'ai encore une semaine pour me décider, parce que si je reste sur ma première idée, tout les chapitres vont s'enchainer =)

X-ThEfic-Th-X et Des-Bill-Ich-Th et x-Erinnerung-x : Le coup du Tom malade, vraiment ce n'était pas prévu, mais j'ai profité de cette situation pour rendre Tom un peu plus en position de "faiblesse" pour qu'il lâche un peu prise et qu'il se rapproche encore plus de Bil. En temps normal il ne l'aurais peut être pas fait. Hum et Des-Bill-Ich-Th si tu veux le soigner personnellement, je veux bien te le prêter xD.

Bill-hait-le-blanc : Pas de problème je te préviendrais, en général je préviens les lecteurs du dernier chapitre en date =) Et tu trouve mes chapitres longs O.O ? Ca me fait plaisir, mais je peux t'assurer qu'ils sont courts lol, enfin moi je les trouve courts, mais en général j'arrive pas à écrire plus en une seule fois ^^.

Fluffy: Merci, tes messages me font délirer, en plus je t'ai convertis au charme de Cocoon alors c'est encore mieux =)

I-walk-alone-fic, oublie-moi-483, th-georg-listing-fic, Th-fiction-yaoi-th, Manu, chagements-soudains-yaoi, pat-style, kenshinlevagabond, kelly, all0l0la, yaoi-hypnotik, un GRAND merci =) Je suis super contente que mon chapitre vous plaise <3

# Posté le vendredi 28 mars 2008 14:30

Modifié le mercredi 31 décembre 2008 06:54