Chapitre 16

Chapitre 16
Voilà =)

Hum, j'espère que ce chapitre vous plaira, j'ai essayé un rapprochement un peu plus intensif ^^. Mais pour l'instant c'est le maximum que je puisse faire *sifflote* =)


Ah oui, et j'espère que l'explication concernant la fameuse ex de Tom vous conviendra. En attendant je reprends mes révisions ! N'hésitez pas à me donner votre avis ^^

Bisous<33
Lucy**

PS: Chapitre inspiré de ce que je considère comme la perle de zimmer 483 : NDKN <3

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POV Tom

Je sens le matelas s'affaisser légèrement à côté de moi. Il est si léger. Mais surtout ne pas l'affoler. Je ne bouge donc toujours pas, mes doigts serrant légèrement la couette, tandis que je garde les yeux rivés au plafond.

Les secondes passent, ma tête tourne et la lumière qui filtre à travers les rideaux s'ancre dans mes pupilles fatiguées. Mais avant que la fièvre ne me gagne, je veux m'assurer qu'il restera là. Au moins jusqu'à ce que je m'endorme.

Tournant lentement la tête, je suis quelque peu surpris de me retrouver face à son visage. Si proches que nos nez se frôlent tandis que nos regards s'accrochent, pour ne plus se quitter.

Nous avons rarement été aussi près l'un de l'autre. Je peux voir les couches de mascara qui s'étale sur ses longs cils, le tracé de son crayon noir qui déborde quelque peu, laissant une ombre sous ses yeux.

Ses sourcils se froncent alors, tandis qu'il fixe ses yeux chocolat sur mon piercing argenté, ses pommettes prenant une délicieuse couleur rosée.

Une question lui brûle les lèvres et dans un souffle, elle s'échappe dans l'air. « Qui était cette fille, Tom ? ». Cette fille. Je sais bien sûr de qui il parle, mais je ne suis pas sûr de vouloir lui répondre.

Je lui dois pourtant la vérité, après lui avoir caché la plus grande zone d'ombre de mon passé alors qu'hier encore, je lui promettais de ne plus avoir aucun secret pour lui.

Il pourrait m'en vouloir. Me traiter de menteur ou même de manipulateur. Je pourrais perdre sa confiance. Mais en gardant le silence, je le perds déjà. Un peu.

Il continue de me fixer sans ciller, attendant une réponse que je ne peux que lui offrir, en gage d'excuse. Et en l'observant mordiller sa lèvre inférieure, je comprends que cette réponse aura une importance pour lui.

Quelque qu'elle soit.

« Cette fille s'appelle Alice. Elle est la jumelle de... d'une fille qui a, enfin qui a eu, de l'importance pour moi ». Il baisse les yeux, avant de murmurer : « La guitare...c'est elle ? ».

Je souris imperceptiblement, malgré le déchirement que ces souvenirs provoquent en moi, même après les nombreux mois qui se sont écoulés.

« Elle était la nièce de mon professeur de guitare. Elle avait du talent Bill...tellement de talent ». Ce talent qui a eu raison de nous.

J'ai de plus en plus de mal à le regarder, mais avant d'avoir put faire un simple mouvement, c'est lui qui décroche ses yeux de mon visage, avant de s'allonger sur le dos.

Je prends alors son cou et son épaule comme garde-fous, avant de replonger dans les méandres de mon passé.

« Elle...elle venait souvent au conservatoire, et malgré le fait que je ne l'ai jamais vue jouer, sa réputation la précédait. Mais un jour quand je suis rentré dans ma salle de cours...elle était déjà là ».

Bill ne bouge toujours pas, et son silence m'oppresse. Mais je dois finir mon récit. Pour lui. Non, pour nous.

« Elle était belle, si belle. Et même si je l'avais voulu, je n'aurais pû décoller mon regard de sa silhouette collé à cette guitare. Et quand elle a levé les yeux vers moi...bon sang j'étais déjà foutu Bill ».

Si tu savais comme je maudis ce jour. Notre premier jour.

Les mots s'envolent, et je poursuis sans m'en rendre réellement compte, le récit de ce moment fugace de ma vie, qui allait pourtant bouleverser les années à venir.

« La guitare nous à rapproché. C'était l'été de mes 18 ans, et je suis tombé stupidement amoureux. Et le jour où elle m'a embrassé, j'ai cru que c'était Elle. Que je l'avais enfin trouvé. Je pense que j'ai toujours été un grand romantique au fond. Je devais juste bien le cacher ».

Un rire sans joie m'échappe alors que j'anticipe les événements à venir. La partie la plus difficile du récit n'est pas encore arrivée.

« Je l'ai aimé. Sans doute un peu trop fort. Peut être de la mauvaise manière, mais je ne savais pas. Je n'avais aucun repère, c'était la première fois ». Il ne bouge toujours pas, mais son souffle se fait irrégulier.

C'est le moment. Il faut en finir, briser les chaines de mes derniers souvenirs.

« Elle était devenue le centre de mon nouvel univers, mais cela n'était pas réciproque. Sa guitare et sa passion pour la musique sont toujours restées ses priorités. Je ne venais qu'après, et je me suis longtemps demandé quel était ma réelle importance à ses yeux. Malheureusement pour moi, la réponse à cette question à été plus que cruelle... ».

Ma gorge se serre. Encore quelques phrases et le dernier chapitre de cette histoire prendra fin. Les larmes me montent aux yeux. J'ai la désagréable impression de l'abandonner au bord de la route. Pourtant ce n'est pas moi qui...

« Un jour, elle a eu un choix à faire. Choisir entre la musique et moi. Décider qui allait l'accompagner quelques années de plus, mon amour...ou sa guitare. A l'époque je devais être naïf...je n'ai pas pu m'empêcher d'être surpris, lorsqu'elle est partie sans se retourner. L'étui de ma rivale sur le dos ».

Une larme salée m'échappe et ma voix se brise. Je ne peux plus rien rajouter. Je ne lui raconterais pas les longues journées qui ont suivis son départ.

Mon attente avec au creux du ventre, l'espoir qu'elle me revienne. Ma colère contre cette naïveté, responsable de ma souffrance. Mon repli sur moi-même, et ma perte de confiance en l'Autre.

Non, je garderais ces quelques fragments épars pour moi. Pour toujours me souvenir de cette époque, où je pensais qu'il n'y aurait plus rien après Elle. Où tout ce qui était nouveau me tuait lentement.

Bill se rallonge alors en face de moi, ses yeux étincelants dans la semi obscurité de la pièce. Et sans un mot, il essuie avec le bout de son pouce, les larmes qui continuaient de rouler le long de mes joues.

Je suis alors pris d'un besoin vital de le sentir là, bel et bien là, son c½ur battant contre le mien. D'un mouvement brusque, j'entoure alors son torse frêle de mes bras, le rapprochant de mon corps pour mieux enfouir ma tête au creux de son cou.

Il se raidit, mais alors que le battement de mon c½ur s'affole à l'idée qu'il puisse me repousser, je le sens se détendre imperceptiblement, avant de caresser mes cheveux avec hésitation.

Inconsciemment nos jambes s'emmêlent tels des siamois, tandis que je frotte mon nez contre le tissu froid de son t-shirt, me grisant à son odeur.

Puis il me glisse à l'oreille un petit « merci », qui résonne dans ma tête et dans mon c½ur, avant que je ne ferme les yeux, les sillons de mes larmes encore visibles sur ma peau sèche.

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Merci pour vos commentaires <3. Les choses bougent, il était temps. Je ne m'en sortirais jamais avec ce couple >.< xD.

Quant à la suite, je ne sais pas. Les vacances arrivent mais j'aurais du boulot et deux autres fictions à suiter. Hum en plus en ce moment j'ai pas trop la tête à l'écriture. Une vraie flemmarde.

Bref. Je vais essayer de publier un chapitre dans une semaine environ. Si l'inspiration est toujours là et si je suis pas trop influencé par la cure saezienne que je suis en train de me faire. Faudrait pas que je vous écrive un chapitre tout triste nan plus hein ? =)

En attendant je trépigne. 21 avril. Enfin. Allez Damien défoncé, défonce moi.

Bisous<3 et encore merci ^^
Lucy**

# Posté le samedi 05 avril 2008 12:10

Modifié le mercredi 31 décembre 2008 06:54

Chapitre 17

Chapitre 17
Du guimauve à l'état pur, je préviens ^^. Je ne voyait pas ce chapitre autrement, pas après avoir entendu cette chanson et celle de la vidéo évidemment.

Je rappelle qu'il s'agit d'une ellipse temporelle, nous ne sommes donc plus en janvier mais en mars
. Je reprécise ca dans le chapitre.

Bonne lecture, jespère que vous aimerez, j'ai peur d'aller trop vite après vous avoir habitués à ma lenteur d'escargot, mais j'avais l'impression de tourner en rond. Les sentiments arrivent donc. Il était temps.

Bisous<3 et encore merci pour vos encouragements =)
Lucy**

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Une porte s'entrouvre dans un grincement sourd. A travers la faible lueur provenant du couloir, furtivement, un pied se glisse. Rapidement rejoint par son double au reflet inversé. Des pieds qui se tortillent, avant de se poser précautionneusement sur le parquet glacé. Encore quelques pas et il y sera.

Sa future source de chaleur est déjà paisiblement allongée, ses longs cheveux emmêlés s'étalant sur l'oreiller. Malgré les semaines qui passent, son c½ur ne peut s'empêcher de se serrer à sa vue.

Il se dirige alors vers le lit, se faufilant sous les draps avant de se coller contre ce corps bouillant. Ses pieds se réchauffent au creux des couvertures et il ferme les yeux, les battements de son c½ur résonnant de façon maladroite à ses oreilles.

A travers les rayons de la lune, deux corps enlacés. Deux corps longilignes qui sous le halo bleuté de la nuit, s'unissent en parfaite harmonie.

POV Tom

Une ombre se dessine sur le mur, une silhouette si fine. J'esquisse un sourire, je ne dormais pas. Je l'observe alors s'avancer à travers la pièce, avant de fermer les yeux lorsqu'il soulève légèrement les couvertures.

Un souffle d'air frais de fraie déjà un chemin entre nos deux corps, et je frissonne en le sentant se pelotonner contre moi. Nos chaleurs se mélangent et je plonge ma tête dans son cou, respirant fort l'odeur de sa peau. Me laissant bercer par sa respiration, qui devient de plus en plus régulière alors qu'il s'endort...

[...]

Le soleil de ce début mars, filtre à travers les volets mal fermés. Je cligne des yeux, avant de ré-enfouir ma tête contre son cou. Il dort encore, et je profite du calme de cet instant. Je crois que je commence à m'habituer à ce nouvel aspect de notre relation. Deux mois ont passés, et nous sommes sans doute plus proches que nous ne l'avons jamais été.

J'avais besoin de lui en cette froide nuit de janvier, et il à été là. Il a sût sécher les quelques larmes honteuses qui roulaient sur mes joues rougies, et c'est en me blottissant dans ses bras que j'ai pût finir ma nuit avec un semblant de sérénité.

Mais ne pensez pas qu'il ait réussit à la chasser définitivement de mes pensées... même si chaque jour il m'apprend à l'éloigner un peu plus de mon c½ur tourmenté. Depuis, il a eu l'occasion de s'habituer à mes pupilles fatiguées après de longues nuits d'insomnie, et à mes sourires remplis d'amertume.

Il ressent mon mal être, et sans un mot, me réconforte de sa présence. Sans le vouloir, nos rôles se sont inversés. Moi qui hier encore, le protégeait d'un passé qu'il ne voulait pas voir le rattraper, c'est aujourd'hui lui qui se dresse tel un bouclier, face à mes vieux démons.

Un sourire chaleureux, un éclat de rire, ou une main qui se pose sur la mienne. Je n'ai besoin que de ca pour avancer. Je voudrais pouvoir abandonner ce Tom mélancolique, qui ne vit qu'à travers ses vieux souvenirs brisées. Je voudrais pouvoir reprendre mon rôle auprès de lui : le protéger, je lui avais promit et je ne briserais jamais cette promesse.

Il commence à se réveiller, sa pomme d'Adam s'agitant contre ma joue, m'arrachant un sourire amusé. J'ai besoin de le sentir contre moi. Je veux m'assurer qu'il ne fera pas la même erreur qu'elle. Il pousse un petit grognement et je consens à me dégager de ses bras, avant de rouler sur le dos, tentant d'échapper à la lumière traîtresse.

« Tom ? ». Sa voix encore gorgée de sommeil s'élève et vient doucement effleurer mes tympans. Tom. Je ne compte plus les fois où je l'ai entendu prononcer mon prénom emprunt de cette petite touche d'inquiétude. Une seule question, pour s'assurer que je vais bien, que je ne vais pas m'enfermer dans un silence farouche, le laissant seul avec son incompréhension.

Je ne veux pourtant pas le blesser, mais je ressens souvent le besoin de m'isoler dans ma bulle. Ne voulant pas lui imposer mes éternelles réflexions. Je sais qu'il en souffre, mais je déteste cet état de faiblesse, et j'ai encore du mal à lui imposer cette situation.

Même si je sais qu'il est bien le seul capable de comprendre et d'accepter.Son regard bienveillant m'effleure à chaque instant, je crois que lui aussi a fait une promesse. Une promesse muette, mais je sais qu'il la tiendra. Jusqu'au bout.

Je lui adresse alors un timide sourire. Un sourire qu'il me renvoie tel un miroir éblouissant. Je détaille son visage, ses yeux encore rougies, ses cheveux en bataille, et la trace de l'oreiller qui s'est imprimé sur sa joue droite. Sa présence, dans mes draps défaits et froissés, me semble à présent tellement naturelle.

Elle, je l'avais vu se réveiller sans doute un million de fois, sans vraiment y prêter attention. Mais en regardant Bill, je réalise que je pourrais le regarder se réveiller à mes côtés, jusqu'à la fin de ma vie.

[...]

Quelques sourires échangés autour d'un bol de café. Il sourit à Lucas et mon être se sent envahit d'une douce torpeur. Non, il ne partira pas, il sera toujours là, assis sur cette chaise bancale, ses pieds se balançant nonchalamment au dessus des carreaux bleus et blancs. Le soleil inonde déjà les immeubles et les rues piétonnes de Berlin. Promesse d'une belle journée.

[...]

Leurs rires résonnent contre les murs mal repeints du salon, et je me surprends à partager un peu de leur bonheur. Ce bonheur que je recherche depuis si longtemps.

Bill tente de m'arracher l'élastique qui retient mes dreadlocks, et alors que je lance un regard implorant à Chloé, espérant qu'elle vienne m'aider, je la surprends en train de me regarder tendrement. Un grand sourire s'étire sur ses lèvres et elle partage un regard complice avec Lucas, avant de reposer ses yeux sur nos deux corps qui se chamaillent sur le canapé.

Profitant de mon inattention, Bill tient à présent mon bandeau noir entre ses longs doigts vernis. Son regard est malicieux et en observant ses cheveux virevolter sur ses épaules alors qu'il tente de reprendre son souffle, j'en suis sûr. Je ne retomberais plus jamais dans les pièges de mon passé.

Ma quête du bonheur avait t'elle finalement trouvé son but ? Peut être. Mais pour l'instant, je ne savais qu'une chose. Si ce bonheur devait avoir un visage, alors il prendrait celui du jeune homme brun qui était assis sur mes genoux.


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Voilà, j'espère qu'il vous a plût, j'attendais de faire un chapitre comme celui là, depuis un moment ^^

Et j'espère aussi qu'il vous fera patienter un petit moment, je ne vais sûrement pas poster plus d'un chapitre pendant le mois prochain, mes partiels de fin d'année et autres dossiers à rendre arrivent, je n'aurais pas le temps d'écrire.


Un merci spécial aux nouvelles lectrices qui n'ont pas hésités à commenter ma fiction depuis le début <3

Voilà, bisous<3
Lucy**

Edit: Juste pour mettre quelques petits trucs au point ^^. Non, ils ne sont pas encore ensemble. Et j'essaierais de poster un ou deux chapitre d'ici fin mai. Mais je ne pourrais reprendre mon rythme habituel qu'à partir du 30 mai, date de la fin de la fac =). Je vais donc vous embêter encore un petit moment *sors*. Bisous<3

# Posté le vendredi 11 avril 2008 22:18

Modifié le mercredi 31 décembre 2008 06:54

Chapitre 18

Chapitre 18
POV Bill

Je ressers mon écharpe rouge autour de mon cou, avant de me diriger vers la voiture. Le temps est doux, et tout en mettant le contact, j'observe les arbres dénudés autour de moi. Quelques bourgeons pointent déjà le bout de leur nez. Encore quelques jours à attendre, et le printemps sera-là.

Le soleil matinal filtrant à travers le pare brise, je me dirige alors vers le centre de Berlin, bien décidé à passer la journée à la bibliothèque. Mais au moment de quitter mon écharpe, le tissu rêche effleure le bout de mon nez. Cette odeur si familière...Je lui avais prêté mon écharpe il y a quelques jours, son parfum a eu le temps de s'imprimer dans la laine...Sourire.

[...]

J'arpente les couloirs fréquentés, cherchant à me frayer une place à travers cette masse grouillante d'étudiants pressés. Ma sacoche en cuir se balançant au rythme de ma démarche cadencée et les talons de mes santiags frappant les dalles bétonnées. Certains regards se retournant sur mon passage.

Mais alors que j'entre dans la bibliothèque universitaire, une main se pose sur mon épaule. « Bill ! ». Surpris je me retourne, pour me trouver en face d'un jeune homme que je connais très bien. « Matthew ! How are you ? ».

Il me sourit et d'adorables fossettes se creusent sur ses joues, faisant ressortir ses tâches de rousseur. Il est d'origine anglaise et étudie depuis deux ans à Berlin dans le cadre d'un échange inter-universitaire. Dans notre filière, être bilingue voir trilingue est quasiment obligatoire.

Dans un allemand presque parfait, il m'informe alors qu'une affiche est placardée sur le panneau de notre faculté, et que je suis convoqué à notre secrétariat. Fronçant les sourcils, je le remercie avant de revenir sur mes pas. Le vent faisant voler mon écharpe rouge sang.

[...]

La porte claque derrière moi. D'un air absent, j'abandonne mes santiags sur le sol, avant de me diriger machinalement vers sa chambre. Mais après quelques pas, je me stoppe. Je ne peux pas aller le rejoindre maintenant. Ma gorge se sert et mes pas giflent le carrelage alors que je me réfugie dans ma propre chambre.

Je me roule alors en boule sur mon lit, m'enfonçant dans la couette moelleuse. Mes doigts s'agrippant aux draps, tandis que je tente de calmer ma respiration saccadée. Mes pensées s'emmêlant dans mon esprit, dans un tourbillon sans fin. Et maintenant ? Que vais-je faire ?

[...]

POV Tom

J'entends la porte se refermer et je jette un rapide coup d'½il à ma montre. J'esquisse alors un sourire, attendant le moment où j'entendrais ses pas se rapprocher, avant qu'il ne pousse délicatement la porte. Passant sa petite tête maquillé à travers l'embrasure, un pied déjà posé sur la moquette.

Au fil des jours, nous avons créé nos propres habitudes, notre propre bulle au sein de l'appartement. Cette stabilité à tellement de valeur à mes yeux. Elle structure ma vie, rythme mes journées. Je n'ai jamais aimé les changements, facteurs de trouble au sein de mon monde bien défini.

Il a donc dû s'armer de patience pour parvenir à s'y faire une place. Sa propre place. Bousculant mon univers, pour mieux s'intégrer dans le décor. Depuis, j'ai fermé la porte, car maintenant que sa silhouette gracile s'est installée dans ma vie, je ne la laisserais plus partir.

[...]

Les secondes ne se sont transformées en minutes, et toujours aucun signe de sa présence. L'attente à laissé place à la perplexité, et me voici une nouvelle fois en proie aux doutes. Bien sûr nous ne sommes pas des frères siamois, mais...j'ai besoin de lui. De sa présence.

A cette pensée, ma bouche se pince. Je ne devrais pas autant dépendre de lui, je sais que cela n'est pas une bonne chose. La seule personne dont j'ai été véritablement dépendant ne l'a pas accepté. Mes sentiments l'étouffaient t'elle ? Et lui que pense t'il de cette situation ?

La question n'a jamais été posée. Peut être ai-je déjà peur de la réponse. Il le faudrait sans doute, mais pour l'instant j'en suis incapable. Je ne peux pas accepter qu'il s'éloigne de moi. Nos vies sont déjà trop liées, un retour en arrière me serait fatal.

[...]

Nos retrouvailles ne se feront qu'autour de la table de la cuisine. Lucas et Chloé se sont lancés dans un grand débat, se lançant pique sur pique sans remarquer notre silence. J'essaie d'accrocher son regard, mais je ne récolte que des sourires qui s'impriment sur ma rétine tels des images retouchés.

Tout me semble si faux. Mon c½ur se serre. Mais je ne le laisserai pas me mentir aussi effrontément. Nous méritons mieux que ça. J'attends donc qu'il quitte la table pour me lever à sa suite, fermement décidé à lui parler.

Je pousse doucement la porte, et je l'aperçois allongé sur son lit, les yeux fixés sur sa fenêtre, observant le ciel étoilé. Ses longs cheveux noir jais se fondant dans l'obscurité de sa chambre, il ne me voit pas le détailler, arrêté sur le pas de la porte.

Je tente un pas en avant, et le parquet grince. Sursautant, il se redresse sur le bord de son lit, allumant précipitamment la lumière. Le charme est rompu, et pendant quelques secondes, je lui en veux un peu. Il cligne des yeux, ses pupilles s'habituant difficilement à cette soudaine clarté.

Puis m'apercevant, il sourit gentiment avant de se décaler, me laissant la place de m'asseoir à ses cotés. Un peu rassuré, je m'assis en tailleur sur son matelas, laissant une distance raisonnable entre nous. Essayant de lui laisser l'espace dont il a sans doute besoin.

Il hausse les sourcils, et voyant que je ne bouge toujours pas, rampe vers moi, collant son épaule contre la mienne. « Tom, tout va bien ? ». Ce serait plutôt à moi, de lui poser cette question. Je baisse la tête, fixant un point invisible sur le sol, avant de murmurer : « Moi oui, mais toi, je ne pense pas ».

Surpris, il s'écarte : « Mais non Tom, je vais bien ». Son mensonge me fait mal mais je décide de lui laisser encore une chance. Me retournant vers lui, ancrant son regard dans le mien, je réplique : « C'est pour ça que tu me fuis ? ». Je n'ai pas haussé la voix, et j'ose espérer qu'il décèle la lassitude et la tristesse dont elle est empreinte.

Il garde le silence, il sait que j'ai raison. Un seul mensonge suffira. Mes rétines le fixent, brûlant la peau de son visage, tandis que j'essaie de sonder son esprit, en vain. Il détourne finalement la tête, rompant notre contact visuel.

Blessé, je m'apprête à le provoquer une nouvelle fois, mais la sonnerie de son téléphone portable m'en empêche. Celle-ci résonne à travers son silence coupable, et aucun de nous n'ose faire le moindre geste. Finalement, après quelques instants, il approche une main tremblante de l'appareil, appuyant son index sur la touche verte.

Je n'ai plus rien à faire ici. Ma poitrine se serre douloureusement, j'ai la désagréable impression que quelque chose est en train de se briser. Les pulsations de mon c½ur s'affolent, mais je refuse de verser la moindre larme devant lui. Je ne me laisserais pas détruire une deuxième fois.

Mon visage se ferme, et je me lève, le laissant répondre à son interlocuteur mystère. Mais alors que je m'approche de la porte, je sens sa main saisir la mienne. « Tom attend ! ». Je lance un regard par-dessus mon épaule, apercevant son regard affolé, sa main moite toujours accrochée à la mienne, si froide.

Ma voix s'élève alors, tranchante : « Laisse tomber ». J'ai besoin d'air, mais j'ai surtout besoin de m'éloigner de lui. « Ce n'était pas si important ». Nos mains se délient, et je pars sans me retourner.

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Je commence à croire que ce chapitre n'était pas une si bonne idée. Enfin si, mais des fois ca fait mal.

Je le laisse comme une trace de cette douleur. Parce que des Little Love il y en aura des centaines. Je te transmets un peu de mon courage.

Je comprends que ce chapitre déstabilise, mais il fallait un facteur déclencheur pour mettre un terme à cette histoire, le voilà. Il ne reste plus que deux chapitres, donc je ne repars pas dans une longue intrigue. A votre avis, quel est le secret de Bill ?

Edit : Alors pour répondre à certaines questions, au risque d'en décevoir certaines é-è. Non, Bill et Tom ne sont pas jumeaux dans cette fiction. Il n'y aura pas de lemon. Et euh, oui je vais renommer ma fiction, ce n'est donc pas du YAOI, mais du shonen-ai. Voilà =)

Et le chapitre 19 est écrit, mais je vais sans doute le retoucher, parce que je risque de me faire tuer si je le publie tel quel XD


Et merci pour tout vos messages <3
Lucy**

# Posté le lundi 21 avril 2008 06:56

Modifié le mercredi 31 décembre 2008 06:54

Chapitre 19

Chapitre 19

POV Bill

La porte claque et mon souffle se coupe. Je me laisse tomber au sol, telle une poupée en chiffon que l'on aurait un peu trop malmené. Il ne m'a pourtant pas touché. Mais son regard m'a figé, givrant mon esprit de son étau glacé. Tant de blessures muettes dans ses pupilles marron. Je sais être le seul à pouvoir les percevoir, et je n'ai pût que rajouter une ligne brisée dans ses iris déjà trop fêlés. Par Elle, par ses doutes et par ses plus grandes peurs. Je le sais, mais mes lèvres coupables n'ont pas pû prononcer ces quelques mots...

Mon futur se profile devant moi, et cette vision me laisse un goût amer. Je ne peux pas l'accepter, mais je n'ai plus le choix. Je ressens sa douleur, mais je sais que cela n'est rien par rapport à ce qui va suivre. La souffrance que ces quelques phrases vont provoquer me ravage déjà, et je garderai sa douleur au creux de mon corps, pour toujours. Les larmes me montent aux yeux, et je sais qu'il est temps d'aller m'excuser pour mon manque de délicatesse. J'espère qu'il comprendra que je ne fais pas cela de mon plein grès, que je ne peux pas reculer. Mon avenir est en jeu, si seulement ce futur pouvait se dessiner avec lui...

[...]

L'obscurité du couloir est le témoin de mes hésitations, de mes derniers doutes. Je suis là, devant cette porte que j'ai poussée de si nombreuses fois ces derniers mois. Un sourire idiot aux lèvres, à l'idée de le voir. Et me voilà, les cheveux emmêlés et les mains tremblantes, tentant de pousser une nouvelle fois la porte de cette chambre, mais également la porte de son c½ur. Fais moi confiance Tom. Une dernière fois je t'en prie. Le battant claque contre le mur avec violence. La pièce est vide, et les larmes que j'ai tant de fois essayer de refouler, se libèrent sur mes joues gelées.

[...]

POV Tom

Le froid de cette fin de soirée se répand à travers mon corps, s'insinuant dans la moindre de mes cellules. Mais qu'importe, mon esprit est déjà frigorifié et je ne ressens plus la douleur de mes doigts rougis, ni l'engourdissement progressif de mon nez. Mes pas claquent sur l'asphalte, et alors que j'enfouie mes mains dans les poches de ma veste, les images de notre discussion défilent devant mes yeux, dans une ritournelle étourdissante. Je revois son sourire, qui s'est si rapidement fané lorsque j'ai tenté de comprendre. Ses doigts qui se tordaient avant de se saisir de ce foutu portable. Ses mèches blanches enfouies dans sa chevelure si sombre. Aussi sombre que ses pupilles marron qui tentaient de m'exprimer un pardon muet, avant que je ne quitte la pièce.

Pardonner. Mais il y a-t-il seulement quelque chose ou quelqu'un à pardonner ? Je ne peux pas l'obliger à se livrer à moi comme je me suis donné à lui. Il m'est devenu essentiel et je ne peux rien lui cacher, je ressens ce besoin d'absolu. Ce besoin d'être le centre de son monde comme il est au centre de mon c½ur et de mes émotions. Je ne suis qu'un pauvre électron libre autour de son étoile, une étoile qui m'éblouit mais qui ne peux éclairer une seule personne. Je ne peux pas lui imposer de s'enfermer dans notre relation. Je n'en ai pas le droit, et mon incapacité à le garder pour moi tout seul, met mon c½ur à la peine.

Si seulement je trouvais les mots pour le convaincre de n'être ainsi qu'avec moi. De me réserver ses sourires éclatants et ses étreintes. Je voudrais être cette personne sans laquelle il ne peut avancer qu'à tâtons, je voudrais moi aussi, éclairer ses pas d'une douce lueur. Mon état émotionnel me parait risible, mais je n'ai jamais été aussi sûr de moi, je sais ce que je désire, et pour l'instant, je ne veux qu'une chose, lui. Lui dans toute sa splendeur et sa maladresse. Ses longues jambes qui le feront encore trébucher, mais aux cotés desquelles je marcherais, l'aidant à se relever quand il en aura besoin. Comme il m'a aidé à tourner la page et à réapprendre à avoir des sentiments.

Avoir des sentiments, sentir son c½ur battre de nouveau pour quelqu'un de bien vivant, et non plus pour un vieux souvenir rôdant autour de moi tel un fantôme virevoltant. Elle m'avait détruit, et mon c½ur n'était plus qu'un théâtre fermé, vide de toutes formes d'émotion. C'est alors qu'il est arrivé sur la pointe de pieds, soulevant lentement ce rideau pourpre, pour observer le mécanisme fragile de cet organe si délicat. Puis tel un chirurgien, il a soulevé un à un les pansements, cicatrisant ces petites entailles, enfermant le douleur. Mais ce dont il ne doutait pas, tout comme moi, c'est que ce petit c½ur réparé, allait bientôt battre dans une nouvelle direction. Pour une nouvelle personne. Quelqu'un de très spécial. Pour ce petit chirurgien aux doigts magiques, qui d'une simple caresse arrive à le rassurer et à le calmer.

Ce sentiment si fort, que je croyais pouvoir tenir à jamais loin de moi, et donc revenu percuter mon âme. Et me voilà à pleurer sur un banc, dans la nuit froide d'un soir de mars. Il n'y a rien d'autre que je puisse faire.

[...]

POV Bill

Les sanglots soulèvent mes épaules, et je m'essuie les yeux d'un geste rageur, en entendant le bruit des clés qui tournent dans la serrure de la porte d'entrée. Le métal tinte et je ne peux qu'attendre impuissant, assis sur le tapis du salon. Je regrette mon silence, mais je lui en veux encore d'avantage d'avoir fuit, ne nous laissant aucune chance de nous expliquer. Il y a aurait pourtant tant de choses à dire. Tant de mots à poser sur la définition de notre relation, car je sais bien que nous sommes sur une pente glissante. Les contours sont trop flous et nous nous perdrons si nous n'y mettons pas un terme.

Les secondes passent, et je l'aperçois enfin s'avancer dans la pièce, les yeux fixés sur le sol. Le silence s'éternise, et je sais que c'est à moi de prononcer ce premier mot. Ce premier mot qui peut être, ressoudera notre lien. Un lien que j'ai brisé contre ma volonté, mais qui est encore là, exposé dans les pupilles qu'il vient de relever pour me fixer. Des yeux injectés de sang, entouré d'un halo de peau rougie. Je peux deviner les larmes salées qui ont glissé le long de sa peau, des larmes si identiques à celle qui noyaient mes yeux, il y a encore quelques minutes.

Il se blottit alors dans le canapé, entourant ses jambes de ses bras, et ne me quittant pas des yeux. Ce contact visuel retrouvé me bouleverse, et je voudrais pouvoir lui jurer qu'il ne sera jamais brisé. Mais une telle promesse serait mensonge. Bientôt je ne pourrais plus le regarder de cette façon, avec tellement de douceur et de tendresse, que même Lucas et Chloé ont compris. La signification de ces regards est tellement évidente. Tout comme les sentiments qui ont peu à peu envahit mon c½ur, le gorgeant d'une nouvelle sensibilité que nos contemporains appellent l'Amour.

Ce sentiment chatoyant, qui a mit un nouvel éclat dans mes prunelles inexpérimentées. Je connaissais tout de l'amour, mais rien de ce mot utopique que l'on croit démodé et dépassé. Et pourtant. J'ai dû rendre les armes devant son âme torturée, qui a mit la mienne à rude épreuve. Il a sût toucher ce point de mon c½ur, dont je ne connaissais pas l'existence, et qui l'a fait devenir la seule personne dont j'avais vraiment besoin. Sentir sa peau sous le mienne, mes doigts crispées sur le tissu de ton T-shirt et mon visage enfoui dans son cou. Si je ne devais garder qu'un souvenir sur mes vingt années d'existence, alors je ne garderais que celui-ci. Ces nuits volées où nos corps et nos âmes étaient liés, et où nous n'appartenions qu'à l'autre.

Ma gorge se serre. C'est à mon tour de lui prouver que je tiens à lui, en lui offrant la vérité dans un écrin brouillé de sentiments tourmentés. Et si les mots sont difficiles à prononcer... « Je vais partir Tom. Dans un mois...dans un mois je serais en Irlande »...les conséquences vont être encore plus difficiles à gérer.

[...]

POV Tom

Il part. Je n'ai pût percevoir que ces deux syllabes qui se sont envolés dans l'air, légèrement, si légèrement, que je ne comprends pas le poids qui vient soudain d'assaillir mes poumons. Mon souffle se fait irrégulier, et c'est dans un état second que je vois Bill s'agenouiller devant moi, avant de me serrer dans ses bras. Si fort, que ma respiration reprend un cours normal, alors que les larmes débordent de mes pupilles fatigués. Je ne comprends toujours pas, et je vois ses lèvres s'agiter, balbutier des mots que je n'entends pas. Il ne peut pas partir, tout cela est ridicule, il ne peut pas faire la même erreur qu'elle. Il ne peut pas être comme elle. Je ne peux pas avoir donner mon c½ur à un telle personne... Tout ceci est ridicule.

Mais les minutes passent, et les larmes se multiplient sur son visage, alors que je ne sens plus les miennes, ne ressentant plus que le goût salé de ces perles d'eau, qui viennent s'échouer sur mes lèvres. Ma vision est toujours aussi brouillée, mais le pouce de Bill vient les essuyer et je peux voir ses yeux plongés dans les miens. Le son de sa voix me revient alors peu à peu, et je peux entendre la litanie de petits « pardon » qu'il me murmure au creux de l'oreille, avant d'enfouir sa tête dans mon cou. Il semble avoir autant besoin de réconfort que moi, mais je suis incapable de faire le moindre mouvement, n'arrivant qu'à l'entourer maladroitement de mes bras, fixant sans le voir le parquet du salon.

Les minutes deviennent demi-heure, et je ne sais depuis combien de temps nous sommes ici, mélangeant nos larmes et tentant de mettre en contact nos peaux tant que nous le pouvons encore. J'ai dû me rendre à l'évidence, ceci n'est pas un mauvais rêve. Il va partir et il ne reviendra pas. Il va partir à de milliers de kilomètres de moi, sans avoir la moindre idée de la déchirure qu'il vient d'infliger à mon âme. Sans connaître la réelle nature de mes sentiments à son égard. Je garderais cette douleur pour moi, comme une dernière trace de lui.

Finalement, il se détache de mes bras, avant de coller son front contre le mien. « Je vais partir Tom. Si tu savais comme cela me tue. Je voudrais pouvoir l'éviter, mais je n'ai pas le choix. Si je pouvais...si je pouvais, je resterais, tu le sais hein ? ». J'acquiesce, cherchant sa main que je m'empresse d'emprisonner dans la mienne. « Je ne peux rien faire pour que tu restes n'est ce pas ? ». Il ferme les yeux, cherchant sans doute lui aussi à fuir cette réalité qui ne nous apporte plus rien de bon. « Je n'ai pas le choix, mais je ne suis pas comme elle, Tom. Je te jure que si je pouvais... ».

Il n'y a rien à ajouter. Mais je voudrais quand même lui dire avant qu'il ne me quitte, ou plutôt lui montrer. Une dernière vérité, qui nous détruira sans doute, mais je préfère les cendres, à des vestiges en ruine. Je caresse longuement sa joue, le grain de sa peau étant si doux sous mes doigts. Je grave dans mes rétines, l'image de ses yeux, océans kholés débordant de larmes. Et j'enfouie mes doigts dans ses cheveux sombres et parfaitement lissés qui encadrant son visage si fin. Avant de respirer l'odeur de son parfum, entêtante fragrance qui imprègne depuis longtemps mes draps.

Puis je m'avance lentement, des larmes brillantes roulant le long de mon nez et de mes joues, avant de me stopper à quelques millimètres de sa bouche. Il me fixe, une lueur indéchiffrable au fond des yeux, et alors que nos souffles se mélangent, je sens sa respiration s'accélérer. Une dernière preuve, avant qu'il ne parte. Pour que jamais il ne m'oublie, pour lui montrer qu'une fois dans sa vie, il aurait pût être Aimé. Mon c½ur se serre alors qu'il presse ses lèvres mouillées contre les miennes. Dans un élan désespéré, j'agrippe alors sa nuque, mordant sa bouche rouge cerise pour lui montrer l'étendue de ma douleur. Qu'il puisse la partager avec moi, à défaut de partager cet Amour. Les larmes innondent mes joues, et je sens des sanglots s'échapper du bord de ses lèvres. Des lèvres que je suçote, frottant son nez contre le mien. Nos paupières restant obstinément closes.

Dernier baiser avant l'Absence. Notre Absolution au goût de sang.
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Je crois que tout est dit. Mais pas de panique, cette histoire se finira relativement bien. Même bien tout court, je dirais. C'est juste que je ne les voyait pas se mettre ensemble d'une autre facon que celle-ci. Ce chapitre est peut être un peu "lourd", mais c'était quelquechose que je voulais essayer.

Voilà, encore un dernier chapitre et un épilogue sans doute, mais je ne peut absolument pas vous dire quand, j'ai vraiment mit beaucoup de temps à écrire celui-ci, et je recommence bientôt les cours, j'en aurais donc beaucoup moins pour écrire les suivants.


Bisous<33 et encore merci pour tout vos messages ^^
Lucy**

PS: Et un petit mot sur lui. Sans ses chansons, il n'y aurait pas eu cette fiction. Directement inspiré de cette perle. Mon absolution à moi. Bon sang, qu'elle est belle.

Merci pour vos messages, je suis très heureuse que ce chapitre vous ait plû !! Juste une petite question, il y aurait t'il un individu de sexe mâle qui passerait sur ces pages de temps en temps ? Juste pour savoir si ma fiction est un repoussoir-mec ou pas XD

# Posté le mercredi 23 avril 2008 10:48

Modifié le mercredi 31 décembre 2008 06:55

Chapitre 20

Chapitre 20

POV Tom

La lune éclaire ma chambre, déposant des tâches de lumière sur sa joue diaphane. Son souffle régulier vient effleurer mon cou, et dans un frisson, je réaffirme ma prise sur son corps frêle. Il dort depuis quelques heures déjà, mais je n'ai pût baisser les paupières, repassant inlassablement dans mon esprit, les images de la soirée écoulée. Les paroles murmurées me reviennent, et j'entends sans cesse les quelques mots qui ont sût semer une nouvelle fois le trouble dans ma vie. Ces quelques syllabes traîtresses qui déjà l'éloigne de moi, le faisant passer dans un futur proche ou je n'ai pas ma place, où je n'ai plus ma place. Cette constatation pourrait me faire verser quelques larmes ou me laisser échapper quelques sanglots supplémentaires, mais cela ne sera pas le cas.

Sa souffrance est suffisante, je l'ai vu dans son regard perdu, lorsque nos lèvres se sont séparées quelques instants avant de se retrouver dans une nouvelle étreinte lasse. Nos peaux se touchaient, se frottaient lascivement l'une contre l'autre, mais même si nos corps étaient encore proches, nous savions tout les deux, qu'une limite déjà, se formait dans nos esprits. Une limite à laquelle nous allons devoir nous accrocher, pour ne pas finir brisés lorsque viendra l'heure de la séparation. Alors je tenterais de refouler ma tristesse, pour ne pas déposer un autre fardeau sur son dos déjà trop courbé. Même si au fond, il sait déjà la douleur qui s'inscrit dans ma chair à chaque seconde qui passe, à chaque seconde qui nous rapproche un peu plus de la fin.

Qui aurait pût prédire que tout cela allait finir de cette manière, une année ou presque qui s'achève sur des joues baignés de larmes, et sur un sentiment d'abandon qui déjà, se reflète dans mes pupilles marron. Il ne l'a pas voulu, et j'aurais tout fait pour éviter son départ. Cette angoisse sourde que je nourrissais depuis plusieurs mois, est venue s'implanter dans ma réalité, balayant notre bonheur fragile, et ne nous laissant aucune chance de construire ce futur tant attendu. J'en viens à regretter de ne pas avoir franchit ce pas plus tôt, ce qui nous aurait laissé quelques mois d'insouciance, même si tôt ou tard la Vie nous aurait rattraper, venant mettre un terme à ce cette bulle fragile qui nous entoure, pour quelques semaines encore. Et je voudrais retenir cette nuit, que le soleil reste à jamais dans l'ombre, nous préservant ainsi de cette cruelle luminosité qui nous rappellera une nouvelle fois, notre situation.

Car si je peux encore serrer son corps dans mes bras, ce geste ne fait que raviver la flamme amère qui ne me quitte plus, et qui me fait prendre conscience que bientôt, je ne le pourrais plus. Je redessine son visage du bout des doigts, tentant de graver cette image sereine, cet instant volé où la tristesse avait quitté ses traits, lui laissant enfin un peu de repos. Où il ressemble encore à celui qui m'a montré un chemin nouveau, dans lequel je me suis engagé après quelques hésitations, rassuré par sa voix et par ses gestes. L'Amour m'aura fait vivre quelques uns des plus beaux instants que je pouvais prétendre vivre, et même si de savoir ce sentiment partagé ne m'aura apporté qu'un bonheur en demi-teinte, je ne regrette rien. J'attends simplement le moment où en posant un pied sur le tarmac de l'aéroport, il signera le fermeture définitive du théâtre de mes sentiments, laissant mon c½ur dans le noir. Tout me semble déjà si noir.

[...]

POV Bill

Le soleil s'est finalement levé et est venu réchauffer mes bras glacés et engourdis. J'ai ouvert les yeux sur la vision de sa peau, avant de refermer brutalement les paupières. Me confronter à notre proximité m'a fait prendre conscience que les quelques heures écoulées, n'étaient pas ce rêve éclaboussé de noir que j'ai crû vivre pendant mon demi-sommeil, mais ma propre vie. Mes tempes sont douloureuses et en faisant face à ses yeux rougis par le manque de sommeil et par les pleurs, je comprends que si nous n'étions pas préparé à faire face à cette séparation, nous ne le sommes pas plus maintenant.

Naïvement, j'avais crû que lui avouer mes sentiments, pourrait le rassurer, lui montrer que je ne comptais pas le laisser derrière moi. Et que même si physiquement, je n'étais plus à ses côtés, j'avais l'espoir de ne pas quitter son esprit. Mais je n'ai fait que nous plonger un peu plus dans la difficulté, même si je ne pense pas qu'il le regrette. En tout cas je l'espère car moi, je ne regrette rien, il est tout ce que j'ai toujours voulu. Mes derniers doutes s'envolent alors qu'il caresse tendrement ma joue, avant de déposer un baiser au coin de mes lèvres. Rassuré, je laisse échappé un soupir avant de laisser la chaleur de son corps m'envelopper, plongeant la tête dans son cou brûlant. Nous laissant ainsi quelques instants de calme, avant de devoir faire face à toutes les questions que soulèvent mon prochain départ.

[...]

Des murmures étouffés me parviennent, et en ouvrant difficilement les yeux, je m'aperçois que je suis seul sur ce grand lit froid. Tom est en train de parler avec Chloé, dans l'embrasure de la porte. Ses dreadlocks sont détachés, et Chloé lui serre l'épaule avant de l'enlacer. Je comprends alors que tout le monde est au courant : dans un mois je ferais mes derniers pas dans cet appartement, avant de m'envoler pour Dublin. Ces deux années dans le cadre d'un échange Erasmus, je n'ai pas pût y échappé, et je n'ai pas le droit de refuser, une tel occasion ne se représentera plus jamais.

Les larmes me montent aux yeux devant la cruauté de notre situation, mais je les essuie rapidement, ce n'est pas le moment de nous apitoyer sur notre sort, mais plutôt de trouver une solution. Car bien sûr, il y aurait bien une solution, mais je ne sais pas si... Je sais que je n'ai pas le droit de lui demander cela, ce ne serait qu'un geste égoïste de plus, et pourtant. Une simple proposition qui pourrait peut être, nous éviter le pire. Car je connais trop bien Tom pour savoir que cette situation le déchire, et qu'il sera tenté d'y mettre un terme lors de mon départ, se plongeant une nouvelle fois dans sa solitude. Cette belle solitude qui le protège des autres et des déceptions trop nombreuses, une solitude que j'ai mit trop de temps à briser, pour ensuite l'y replonger malgré moi.

Les pensées vagabondes, je n'ai pas vu Tom s'asseoir à coté de moi. Il garde la tête baissée et ne bouge presque pas. J'avance alors une main tremblante vers ses cheveux, effleurant son front, avant de rebaisser la main, n'obtenant aucune réaction. Je ressens sa peine comme je sais qu'il ressent ma culpabilité. Il mordille son pouce, avant de murmurer qu'il ne veut pas que nous soyons séparés. Ses lèvres balbutient qu'il ressent déjà ce manque, et qu'il sait que cela le bouffera tôt ou tard. Il souffre, et je ne peux que lui laisser mon épaule pour épancher sa peine, tentant de retenir mes sanglots, en le serrant fort dans mes bras, m'agrippant à son T-shirt comme je voudrais pouvoir m'accrocher à cette vie.

[...]

Nous avons passé le week-end les yeux rougies, blottis l'un contre l'autre dans le canapé ou dans ma chambre. Profitant de ces quelques moments de calme, même si dans nos esprits, le décompte avait déjà commencé. Je m'appropriais la douceur de ses doigts et la tendresse de ses lèvres. Ne voulant le laisser déjà s'éloigner, et tentant de toujours plus nous rapprocher. Je voudrais l'incruster dans ma peau pour ne jamais avoir à m'en séparer, fusionner nos c½urs pour que toujours ils battent en parfaite synchronisation. Il me donne son Amour, me le prouve à chaque minute qui passe, et je m'empreigne de ses sentiments, tentant d'en garder quelques morceaux épars, pour les jours plus sombres qui viendront.

Mais il est à présent temps de faire un choix. Et en descendant de ma voiture pour aller à l'université, je prends conscience qu'il ne nous reste qu'une seule possibilité pour être ensemble, et que c'est à lui de prendre cette ultime décision. Une décision qui lui demandera de nombreux sacrifices, auxquels je ne suis pas sûr qu'il soit prêt. Je vais lui demander de faire le choix que je n'ai pas eu le courage de faire, et cette vérité me laisse un goût amère. Je ne suis pas sûr de mériter tout ce qu'il me donne, et je ne peux qu'envisager un refus de sa part. Car malheureusement nous n'avons plus l'âge des premiers baisers, nous ne pouvons plus prétendre tout plaquer par amour. Cette époque est révolue, et pour la première fois, j'en viens à regretter cette belle insouciance.

Quelques instants plus tard, je sors du secrétariat avec un nouveau dossier à la main. Pour lui. Pour Tom.

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Voilà, j'ai essayé de rattrapper la tristesse du dernier chapitre, mais ce n'est quand même pas très joyeux, même si la fin laisse présager un peu d'espoir ^^

Il y aura sans doute encore un chapitre avant l'épilogue, mais rien de sûr. En tout cas je ne reposterais pas avant début juin, j'ai beaucoup de boulot en ce moment.

J'espère que ce chapitre vous plaira, je préviendrais plus tard, là je n'ai pas le temps.

Bisous<3 et encore merci pour vos messages ^^
Lucy**


PS: Désolée pour celles qui aiment les dialogues é-è


PS Je précise que ces textes m'appartiennent. Je vous prierez donc de ne pas les utiliser sans mon accord (même pour une rédaction XD) =) Merci.


# Posté le samedi 03 mai 2008 15:49

Modifié le mercredi 31 décembre 2008 06:55